lundi 27 février 2017

Garde-corps


Un livre lu dans le cadre des 68 premières fois, édition 2016












Détails :

Auteur : Virginie Martin
Nombre de pages : 160
Editions : Lemieux
Genre : Contemporain


Résumé :
Carnavet, début des années 1980.
Gabrielle Clair, à peine entrée dans l'adolescence, est violée par un élève de son collège. Dès lors, elle se forge un masque de fer pour transcender ce drame, et se jure de quitter cette province devenue trop étouffante.

Paris, fin des années 2000.
Gabrielle Clair, ministre, mène sa carrière avec talent. Brillante, elle passe sous les fourches caudines du pouvoir, affrontant la ­condescendance et le machisme ordinaire. Jusqu'au jour où son chemin recroise celui de son violeur?

Des pierres sèches du Vaucluse aux ors des palais de la République, on suit le parcours de ce personnage ambigu, dans un récit mêlant sexisme et politique. Qui domine ? Qui est dominé ? Tout ­n'est que rapport de force, et la morale n'est pas toujours au rendez-vous.





Mon avis :
C'est un livre qui surprend ! Le personnage principal, Gabrielle, vit une adolescence plutôt classique jusqu'au jour où tout bascule. Elle va être violée par un garçon du collège... Gabrielle fera de cet événement un acte crucial dans sa vie et notamment dans sa vie de femme adulte. Plutôt que se confier sur ce qui est arrivé, elle quittera sa région croyant surement faire disparaître ses fantômes...

Pendant un moment, elle enfouira ce souvenir dans sa mémoire et deviendra une femme éblouissante et qui réussira sa carrière puisqu'elle deviendra Ministre du Travail.

Mais un jour le passé refait surface de manière totalement inattendue. Gabrielle devra accepter que son chauffeur ne soit autre que celui qui a abusé d'elle. En sera t'elle capable ?

Pour moi, la puissance de ce roman tient dans le fait que la victime n'en reste pas une et qu'elle fasse de son passé une force pour son présent. On ne voit pas Gabrielle tellement changer suite à ce moment douloureux. J'étais loin d'imaginer que quelque part se trouvait tapie l'idée de vengeance.

Virginie Martin nous entraîne donc dans les méandres de la violence et son écriture plutôt brutale dès le début s'avère efficace pour que ce livre nous reste en mémoire. J'ai pensé que j'allais avoir du mal à lire ce roman en entier vu le début mais finalement l'écriture est plus apaisée ensuite. Cela n'enlève rien au récit car c'est une sorte de mécanisme pour nous emmener vers la chute du roman qui sort de l'ordinaire.

Je suis restée hésitante sur mon jugement de ce premier roman. Les actes commis sont violents et graves mais comment réagirions-nous dans pareilles circonstances ? Encore aujourd'hui, quelques mois après la lecture, je n'arrive pas à avoir un avis tranché sur le personnage de Gabrielle. La compassion était le premier sentiment ressenti mais il a évolué sans pour autant me quitter.

Une lecture qui laisse perplexe en fait, mais c'est peut-être par cet aspect que cela en fait un bon premier roman !




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