dimanche 21 juin 2020

Chaque jour est une vie



Détails :
Auteur : Jean d'Artigues
Nombre de pages : 352
Edition : Les Arènes
Genre : Témoignage 


Résumé : 

J’ai rencontré Jean d’Artigues pour la première fois à Vannes dans le Morbihan. Je n’imaginais pas que cette visite compterait autant. Jean, victime depuis huit ans de la maladie de Charcot et devenu tétraplégique, devait habiter un corps figé dans l’immobilité absolue.

Notre premier échange de regards, je m’en souviens encore, m’avait communiqué une impression de force et de combativité hors du commun. J’ai envie d’ajouter de «justesse». Je veux dire qu’il n’était ni dans l’accablement, ni dans un martyrologe affiché, comme cela arrive parfois. Notre conversation, assez brève, renforça cette première impression.

Il me parla calmement de sa volonté de livrer bataille. Coûte que coûte, et même sans espoir. Il refusait de se rendre, voilà tout. Et quel que soit l’obstacle. Dans ces pages, on le verra, la souffrance est dite, décrite, racontée mais d’une voix sans sanglots. Une paradoxale joie de vivre habite même ce livre lumineux.

Mon avis :

J'ai d'abord écrit mon article pour le journal avant de me livrer un peu plus sur cette lecture.

Elle est d'ailleurs celle qui me fait revenir sur le blog. Non pas que l'idée de continuer le blog se soit éteinte mais parfois la vie fait que nous sommes plus ou moins occupés.

Alors j'ai voulu vous mettre le résumé comme je fais habituellement et puis en tapant le titre du livre sur mon ami google je suis tombée sur Louis Chédid. J'aime beaucoup ce que fait cette artiste et ainsi j'ai découvert la chanson qui accompagne très bien ce livre : Chanson Louis Chédid

Revenons au livre...avec une jolie musique de fond si vous en avez envie !

Je ne savais absolument pas où allait me mener cette lecture parce que je ne connaissais pas Jean d'Artigues. Découverte totale !

Dès le début nous savons qu'il est malade, Charcot est devenu le nom qu'il portera bien malgré lui. 

Cet homme a voulu nous livrer un témoignage sur ce qu'il vit, comment il le vit, pourquoi (peut-être) il le vit.

Rapidement, on s'attache à ce grand bonhomme au caractère affirmé. L'objectif de cet ouvrage est loin d'être de faire pleurer dans les chaumières. NON, ce qu'il veut transmettre c'est l'amour de la vie. Certes il faut parfois combattre longtemps et durement pour la vivre mais même dans le désespoir la lumière ne s'éteint jamais. Ce n'est pas inné de penser comme ça et ça l'est encore moins quand la maladie décide qu'elle sera la plus forte.

Or, en s'attaquant à Jean d'Artigues elle ne savait certainement pas à qui elle avait affaire. Il fait tout, absolument tout pour être toujours digne, fort et avant tout HUMAIN.

Ce livre m'a surpris car j'ai mis moins de 24h à le lire, j'avais "peur" qu'il ne s'agisse d'un ouvrage trop "triste" et je n'étais pas sur d'en avoir envie. Puis, au fil des pages j'ai découvert que ce qui compte énormément c'est de garder un mental d'acier. Qu'avec lui on peut déplacer des montagnes ou en tout cas traverser des mers ! "Avance sur ta route car elle n'existe que par ta marche." St Augustin.

Et puis tout au long ce sont autant de petites claques qu'on se prend dans la figure...impossible de rester dans la plainte ou la tristesse puisque chaque page démontre que tout est possible, que chaque petit pas fait est important et que quand la douleur veut prendre le dessus, il suffit de lui ouvrir grand la porte et l'inviter à partir. 

On prend du recul, évidemment, forcément, assurément et c'est certainement un bienfait profond que de lire ce récit. Il transmet la VIE et l'humilité !

Sortir des sentiers battus c'est une des principales qualités de la lecture.

Lire c'est s'ouvrir aux autres et laisser de côté nos propres maux / mots de côté pour accueillir ceux de ces passeurs d'histoires. Je suis impressionnée par cet homme et je lui souhaite de continuer à relever ses défis encore longtemps. Il ne peut être qu'un exemple pour tout ceux qui prendront le temps de l'écouter, le lire et lui laisser une place dans leur propre existence pour faire résonner ses enseignements, sa philosophie !

"Même avec des petits moyens, ce que nous pouvons faire, nous devons le faire" Frère Alois, communauté de Taizé (quand j'ai vu cette citation parmi celles qui sont chères à l'auteur, j'ai aussitôt fait un bond bien des années auparavant, lors de mon séjour à Taizé, à l'époque où toute croyance, toute foi, toute certitude m'avait fait faux bond... mais ça c'est une autre histoire ! )


Quelques infos sur l'auteur : 

Jean d’Artigues a d’abord été journaliste de radio et de télévision, avant de devenir chef d’entreprise, en tant que conseil en communication, en France et à l’international.

En 2011, il est frappé par la maladie de Charcot, un syndrome neurologique incurable et mortel.


mardi 31 mars 2020

Face à la ligue du LOL : Harcèlement et sexisme dans les médias


Détails :
Auteure : Iris Gaudin
Nombre de pages : 
Edition : Massot Editions
Genre : Document


Résumé :
Retour sur un scandale qui a bousculé le monde des médias.

La Ligue du LOL est le nom du groupe Facebook via lequel des journalistes et des acteurs du monde de la communication, des hommes en majorité, ont mené des campagnes de cyberharcèlement à l'encontre de femmes : journalistes, blogueuses, militantes féministes et de quelques hommes.
En 2019, l'affaire est dénoncée par Checknews, le service de vérification des faits du journal Libération.

Iris Gaudin a été l'une des victimes des créateurs de la Ligue du LOL en 2010.
Pour la jeune femme qui avait depuis longtemps cherché à tourner la page, le cauchemar refait surface. À travers son témoignage, elle décrit les mécanismes des réseaux sociaux où les harceleurs, sous couvert d'anonymat, attaquent facilement leurs cibles. Au-delà de son histoire personnelle, la victime reprend sa plume de journaliste, et dénonce un système qui prend racine au sein même des écoles de journalisme, où l'on apprend à polémiquer, à rabaisser son interlocuteur pour " faire le buzz " au mépris des règles déontologiques du métier.
Quand l'affaire paraît au grand jour, plusieurs " loleurs " sont licenciés ; mais ce petit monde reste une bulle difficile à faire éclater.

Par sa voix forte et son courage, Iris Gaudin rejoint le chœur des femmes qui refusent de se taire.

Mon avis :

Je remercie d'abord Babelio et les éditions Massot pour m'avoir donné l'occasion de lire ce livre et en parler sur mon blog et les réseaux.

Aucune idée en démarrant ce livre de ce que j'allais y trouver. 
Menteuse pourrions-nous dire !

Oui c'est vrai le titre est explicite. Ce qui ne l'est pas à première vue, d'où ma phrase ci-dessus, c'est comment l'auteure allait évoquer ce sujet. 

Sujet ultra délicat puisqu'il touche à un monde très exposé : celui des médias. Dans toute société, il y a besoin d'eux sous toutes leurs formes : presse écrite / orale, journaux, télé, radio, internet, réseaux sociaux etc...

Nous sommes dans une époque où la parole des uns est aussi importante que la parole des autres. C'est ce que Iris Gaudin essaie de démontrer je pense. A l'époque de la ligue du LOL, il n'était pas envisageable de porter un jugement devant la face du monde. Automatiquement l'auteur aurait été prié de se taire.

Sauf que depuis deux ans, la parole se libère et les conséquences ne font plus peur de la même façon et c'est bien heureux. J'ai découvert cette affaire en lisant ce livre car en 2010 j'étais moins réceptive à ce qui se passait dans le monde, jeunesse sûrement, manque d'ouverture d'esprit certainement.

Ce n'était pas un manque de compétence en matière de lecture ou d'analyse, simplement on entendait moins parler de toutes ces affaires de manque de respect, d'abus de pouvoir etc...

Et depuis j'ai aussi appris à me faire mon opinion et là, croyez-moi en lisant cet ouvrage, je suis passée par la colère, l'énervement et l'empathie.

Colère contre ce système qui permet, ose tout au détriment d'êtres humains.

Enervement contre ces gens qui se croient au-dessus de tout mais aussi contre l'auteure de ce document à certains moments. Derrière mon livre c'était facile de me dire "mais pourquoi restes-tu ou cherches-tu à impressionner telle ou telle personne ?".  Et c'est ce qui est plaisant dans ce livre car Iris Gaudin nous délivre aussi les leçons tirées de ses réactions face à cette ligue. 

Et puis donc beaucoup d'empathie pour cette femme qui a osé poser des mots sur un mal qui ronge tous les domaines de notre société et qui n'est pas encore fini puisque aujourd'hui nombre d'affaires ne sont pas résolues, dévoilées etc... mais la parole, grâce à des livres de ce style, continue de se libérer et permettre de faire avancer dans l'évolution des moeurs.

Un livre qui se lit rapidement et qui porte un message fort.






mardi 14 janvier 2020

Rivage de la colère


Détails :
Auteure : Caroline Laurent
Nombre de pages : 256
Edition : Les Escales
Genre : Contemporain 


Résumé :
Après le succès de Et soudain, la liberté, coécrit avec Evelyne Pisier, voici le nouveau roman de Caroline Laurent. Au coeur de l'océan Indien, ce roman met à jour un drame historique méconnu. Et nous offre aussi la peinture d'un amour impossible.

Certains rendez-vous contiennent le combat d'une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère.
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l'île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l'entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l'administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l'indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu le quotidien bascule et la nuit s'avance, jusqu'à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ?
Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.

Roman de l'exil et de la révolte, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.

Mon avis :

J'ai publié mon avis dans ma chronique hebdomadaire du Courrier de l'Ouest mais ce livre mérite bien plus à mon avis !


Voici le texte de mon avis qui sera plus lisible que sur la photo : 
"L’identité, ce bien si précieux !
« Rivage de la colère » est le deuxième roman de Caroline Laurent, auteure franco-mauricienne. Elle est directrice de collection chez Stock. Son premier roman avec Evelyne Pisier « Et soudain, la liberté »,a été salué par les critiques ! Pour ce nouvel ouvrage, elle propose de découvrir un fait historique méconnu : les conséquences de l’indépendance de l’Ile Maurice, notamment sur l’archipel des Chagos. Le lecteur est emmené en plein cœur de l’océan indien et y découvre des personnages hauts en couleur. Ils portent leur Histoire et sont amoureux de ce territoire dont l’Amérique veut faire une base militaire. Les Chagossiens vivent des heures très compliquées et leur identité s’effrite. Caroline Laurent pose des mots justes et empreints de tellement d’humanité pour ce combat toujours actif ! L’aspect romancé du livre donne aussi une vision de la place de chacun dans une société où tout se règle par la parole! Les Chagossiens veulent mener le combat jusqu’au bout pour conserver leur dignité et leur culture.« Nous serons tous, dans nos pauvres existences, courageux à un moment ou un autre. Ne soyez pas impatients ».Cette citation donne le ton du livre et ne peut laisser personne indifférent. L’écriture de Caroline Laurent est captivante et impliquée, elle redonne une lueur d’espoir à ces gens dépossédés de leur île. Ce livre est un très beau plaidoyer pour l’Identité, un coup de cœur pour ce début d’année !,Rivage de la colère, Les Escales,256 pages,19,90€."

Dans mon avis, j'évoque ce coup de cœur que j'ai pour l'écriture de Caroline Laurent.
Effectivement, lorsque je lis les premières lignes de ses ouvrages j'ai immédiatement la sensation d'être au bon endroit au bon moment. Pas seulement parce que l'usage de la langue est particulièrement intéressant et adapté mais aussi parce que j'apprends sur l'humanité. 

J'apprends les faits historiques qu'ils soient bons ou mauvais; j'apprends les limites de chaque être humain; j'apprends l'injustice aussi; j'apprends la résilience.

Je ne peux donc plus être ignorante de ce que transmets Caroline Laurent, qui plus est, est extrêmement utile. Comment savoir que l'archipel des Chagos avait tant subi lors de l'indépendance de l'Ile Maurice ? 

Je suis de nature curieuse mais évidemment des éléments m'échappent parfois.

Caroline Laurent permet aux lecteurs d'ouvrir les yeux, de perdre cette pseudo naïveté qui parfois, arrêtons de nous leurrer, arrange !

L'histoire des Chagossiens c'est notre histoire aussi. Alors je vous invite fortement à découvrir ce livre pour vous faire une idée de ce que l'Homme est capable !

Ce roman abrite aussi une histoire d'amour, impossible ! Une histoire de famille pas banale où la parole est parfois étouffée ou pas entendue mais dans le fond où l'amour ressort ! 

S'il n'y avait pas cette histoire d'amour alors on pourrait perdre tout espoir mais chacun sait que c'est une valeur universelle qui traverse les époques et les endroits sans jamais s'altérer. Espérons donc qu'elle fasse encore ses preuves longtemps pour le Monde soit capable de passer outre ses mauvais esprits et autres malfaiteurs à l'âme grise ou  noire...

Toujours délicat de parler d'un coup de cœur car on perd forcément un peu d'objectivité mais ce que je cherche en étant passionnée de lecture se trouve dans les livres de Caroline Laurent notamment.

Bonne lecture et au plaisir d'en reparler avec vous !

dimanche 5 janvier 2020

La nouvelle arche, tome 2


Détails :
Auteure : Julie de Lestrange
Nbre pages : 336 
Edition :Michel Lafon
Genre : Science-Fiction / jeunesse


Résumé :
Collapsologues : lanceurs d’alerte ayant prédit l’effondrement de notre civilisation. Ils oeuvrent aujourd’hui sous l’égide du Guide.
Mathilde a fui sa Communauté et franchi la frontière au prix du plus insurmontable des sacrifices. Mais ce qui l’attend de l’autre côté dépasse tout ce qu’elle avait pu imaginer.
Noah est le fils du Guide. S’il n’a jamais remis en question la vision de son père, sa rencontre avec Mathilde va bouleverser toutes ses convictions.

Mais comment trouver la force de renverser l’ordre établi ?
Ensemble, ils n’ont plus le choix : ils doivent trouver la vérité.


Mon avis :
Regardez-moi cette couverture ! Si elle ne vous attire pas direct je ne comprends pas... ;)

Cette luminosité dans l'image et tout ce qui est représenté dessus sont très intéressants et donnent envie de plonger dans le livre.


J'ai adoré le premier volume racontant l'histoire de Mathilde. Vous savez, cette histoire qui imagine que notre monde tel que nous le connaissons n'existe plus. A la place on fait "naître" les enfants à 15 ans et une seule pensée est possible. Elle a l'air de convenir à tout le monde sauf exceptions... 

Mathilde est une exception !


Elle pense qu'il existe un ailleurs, meilleur ? Rien n'est moins sur. Mais elle ne veut pas se laisser guider par une seule voix, elle veut être certaine qu'on ne lui cache rien. Sa quête sera forcément compliquée puisqu'elle ne sera pas épargnée. Mais c'est son destin, elle le sent !


Dans ce deuxième volume, Mathilde a trouvé quelques réponses à ses questions, seulement elle sait que d'autres sacrifices lui seront demandés si elle veut connaître / trouver la vérité.


En chemin, elle va faire la rencontre d'un autre être, Noah. Il est le fils du Guide dans le pays derrière la frontière de celui de Mathilde. Comment peut-on apprendre à se connaître, à se faire confiance quand tous les sens sont en alerte, que tout s'oppose aux découvertes ?


D'ailleurs, les découvertes seront-elles dangereuses ? Bénéfiques ?


Je vous invite à lire cette série (si le tome 1 n'est pas encore lu) ou à continuer et à avancer avec Mathilde. Vous aurez les mêmes questions qu'elle j'en suis persuadée !

Rien ne sert de vous cacher plus longtemps le fait que j'ai adoré ce 2ème épisode, peut-être même plus encore que le premier, parce qu'il est bien plus riche je trouve. 

Maintenant que nous avons fait la rencontre de Mathilde avec le 1er tome, le deuxième peut aller bien plus vite et c'est en ça que le rythme est plaisant, une action en amène une autre et le temps défile à une grande vitesse. La lecture de ce roman est passionnante, j'ai l'impression d'avoir fait corps avec Mathilde !

Une série qui mérite d'être mise en lumière car au-delà de l'univers créé par l'auteure c'est aussi un beau travail d'écriture et de style qui nous est donné.

En tout cas que vous aimiez ou non, Julie de Lestrange aura réussi à me faire aimer lire sa dystopie. Ce n'est pas gagné d'avance avec moi car souvent je me mélange dans l'univers qu'un auteur propose ou alors je m'y perds dans les personnages. Alors qu'ici, avec la Nouvelle Arche, j'ai aimé prendre le temps du premier volume pour découvrir l'univers et les personnages et maintenant je suis impatiente d'avoir chaque volume...

Quelques infos sur l'auteure : 


 
Julie de Lestrange a surtout écrit pour la télévision, le théâtre et le milieu du spectacle.

Elle est auteur de textes et spectacles pour des événements destinés aussi bien au grand public qu’à des personnalités.

"Hier encore, c’était l’été" est son premier roman et paraît le 21 mars 2016 aux Éditions Mazarine. 
Source : Babelio

jeudi 2 janvier 2020

Celle que je suis

Détails :
Auteure : Anne Loyer
Nombre de pages : 299
Edition : Slalom
Genre : jeunesse 


Résumé :
Anoki est une jeune fille indienne de 16 ans, brillante et bien décidée à poursuivre ses études à l'université. Alors que jusqu'à présent ses parents l'ont toujours encouragée à bien travailler à l'école, elle va se rendre compte que ce qui est vrai pour ses frères - étudier pour décrocher un bon poste - ne l'est pas pour elle. Bien étudier doit avant tout lui permettre d'obtenir un bon mari.
Cette révélation va provoquer un tsunami, en elle et au sein de sa famille. Sa prise de conscience et son désir d'émancipation, contrés par le poids des traditions patriarcales et l'amour qu'elle porte à ses parents, vont l'obliger à choisir son futur. Une décision difficile, douloureuse, portée par une détermination grandissante, son amour pour un jeune homme qu'elle a elle-même choisi, et l'aide de son frère, étudiant à l'étranger.

Mon avis :
Rien de plus exaltant que de découvrir de nouveaux auteur(e)s et donc de nouveaux univers.

Dans ce roman, nous partons en Inde. Pas de détour, pas de fioritures, Anoki nous fait découvrir très vite son monde. C'est une adolescente somme toute comme toute adolescente du monde. Seulement, Anoki va se confronter à la culture indienne avec ses bons côtés comme les plus sombres.

Chacun sera touché par différents aspects parce qu'il n'y a pas que le point de vue de Anoki qui est évoqué. Ses frères sont aussi très présents ainsi que ses parents.

C'est un roman qui situe l'action à notre époque mais plus on avance dans les pages plus on pourrait avoir l'impression de reculer dans le temps. Cependant, Anoki ne laissera pas les événements amoindrir sa détermination. Elle saura faire face et nous montrer qu'avec une bonne dose de courage on peut faire bouger les mentalités. Et elle met en application ce proverbe qui dit "seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin…".

J'ai eu un plaisir fou à lire ce livre. Bizarre parce qu'il ne me laissait pas présager cela simplement en lisant la 4ème de couverture ! Je m'attendais à une lecture facile dans le sens où les préjugés auraient bon dos et l'Inde serait caricaturée. 

Mais dès les premières pages, Anoki, m'a plu. Son caractère plutôt docile pour une jeune de 16 ans pourrai paraître innocent mais lorsque l'action commence à se dessiner et que les habitudes et autres certitudes ont commencé à perdre de leur splendeur, Anoki s'est révélée !

Ce n'est pas une personnalité frondeuse où naïve, au contraire elle est très réfléchie dans ses propos. Chaque pas qu'elle fera vers son choix de vie, ses décisions, ses envies sera un pas assuré. Il s'ancrera dans la terre de ses ancêtres avec une volonté sans faille. Peu de jeune ont cette capacité et l'auteure a su développer une très belle psychologie pour ce personnage. L'histoire familiale et la volonté d'apprentissage pour les enfants est aussi une des forces de Anoki parce qu'elle lui permet d'appuyer son désir d'indépendance, d'autonomie. Pourquoi apprendre si c'est pour rester à la maison et ne rien faire de concret. ????

L'écriture est très plaisante parce qu'elle s'adapte aux temps modernes, il faut que ça aille vite, que ça bouge et que ça envoie. Tout y est pour que le lecteur ne veuille perdre aucune miette de ce qui se trame. L'avenir de Anoki est le point central du livre mais il n'empêche qu'autour d'elle gravite aussi d'autres personnalités fortes. 

C'est une très belle histoire qui donne envie de découvrir l'Inde. J'espère que les mœurs ont évolué et ne ressemblent pas tous à ce qui est décrit dans le livre mais globalement j'ai surtout axé mon coup de cœur sur la force déployée par Anoki pour arriver à faire sa place dans ce monde. 

Un roman que je vous conseille vivement que vous soyez ado ou non !

Quelques infos sur l'auteure : 


Anne Loyer est auteure de littérature d'enfance et de jeunesse.
Titulaire d'une maîtrise de droit et d'une licence d’histoire, elle a ensuite poursuivi ses études dans une école de journalisme.
Après plus de 15 ans de journalisme, elle délaisse les histoires des autres pour se pencher sur les siennes et publie, depuis, des albums et des romans pour la jeunesse.
Avec "La rentrée de Noé" (2013), elle signe son premier album chez les Braques.
Elle a tenu un blog sur lequel elle a chroniqué des ouvrages pour la jeunesse: Enfantipages.
Elle vit dans le Cantal, avec son mari et ses deux enfants.
son blog : http://anne-loyer.blogspot.fr/
blog Enfantipages:
http://enfantipages.blog.lemonde.fr/
Source : Babelio

mardi 10 décembre 2019

Les trois femmes du consul


Détails :
Auteur : Jean-Christophe Rufin
Nombre de pages : 272
Edition : Flammarion
Genre : Contemporain 

Résumé :
À Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n'ose s'aventurer à l'hôtel dos Camaroes, malgré son jardin luxuriant. C'est que le patron est un vieux Blanc au caractère impossible. Aussi quand on le retrouve mort un matin, flottant dans sa piscine, nul ne s'en émeut. Sauf Aurel Timescu, roumain d'origine, Consul adjoint à l'ambassade de France. Calamiteux diplomate, c'est un redoutable enquêteur quand il pressent une injustice. Trois femmes gravitent autour du défunt. C'est vers l'une d'entre elles que se dirigent arbitrairement les soupçons de la police. Pour démontrer son innocence, le Consul va devoir entrer dans la complexité de relations où se mêlent l'amour, la chair et l'intérêt. Avec sa méthode intuitive et ses tenues loufoques, Aurel va s'enfoncer plus loin que quiconque dans ces passions africaines. Jusqu'à débusquer le « gros coup ». Celui qui a coûté la vie au vieil hôtelier. Et qui nous plonge dans un des plus grands drames écologiques de la planète.

Mon avis :

Mon avis de dimanche dernier dans le Courrier de l'Ouest portait sur un roman de Jean-Christophe Rufin, un roman parfait pour se détendre entre deux histoires plus lourdes par exemple !

Bonne lecture.





Quelques infos sur l'auteur : 


Jean-Christophe Rufin est voyageur, médecin, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française.

Jean-Christophe Rufin est ancien directeur d'Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie jusqu'en 2010.

Comme médecin, il est l'un des pionniers du mouvement humanitaire Médecins sans frontières où il a été attiré par la personnalité de Bernard Kouchner et où il fréquentera Claude Malhuret.

Jean-Christophe Rufin a consacré plus de vingt ans de sa vie à travailler dans des ONG au Nicaragua, en Afghanistan, aux Philippines, au Rwanda et dans les Balkans. Cette expérience du terrain l'a conduit à examiner le rôle des ONG dans les situations de conflit, notamment dans son premier essai Le Piège humanitaire (1986),
un essai sur les enjeux politiques de l'action humanitaire et les paradoxes des mouvements "sans frontières" qui, en aidant les populations, font le jeu des dictateurs, et dans son troisième roman, Les Causes perdues (1999).

Ses romans d'aventures, historiques, politiques, sont de la veine des récits des grands reporters romanciers d'autrefois — Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid — et des visionnaires comme George Orwell et Ray Bradbury.

"J'ai été déformé dans le sens du visuel. (...) Comme le disait Kundera, il y a deux sortes d'écrivains : l'écrivain musicien et l'écrivain peintre. Moi je suis peintre. (...) Quand on écrit, soit on écoute, soit on voit. On ne peut pas faire les deux en même temps."

En 2001, Jean-Christophe Rufin obtient le Prix Goncourt avec "Rouge Brésil" après avoir obtenu le Prix Interallié, en 1999, pour "Asmara et les causes perdues" et le prix Goncourt du premier roman et le prix Méditerranée pour "L'Abyssin" en 1997.

Jean-Christophe Rufin est élu à l'Académie française le 19 juin 2008 par 14 voix, contre 12 à l'écrivain et producteur Olivier Germain-Thomas, deux bulletins blancs, une croix, au fauteuil de l'écrivain Henri Troyat.

En 2010, il reçoit la Plume d'Or de la Société des Auteurs Savoyards, présidée par Michel Germain, pour l'ensemble de son œuvre.

"Immortelle Randonnée : Compostelle malgré moi" reçoit le Prix Nomad's en 2013 et "Check-point", le Prix Grand Témoin en 2015.

Pour son roman paru en 2019, "Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla" il déclare s'être inspiré d'un épisode de sa vie. En effet, il s'est marié trois fois avec la même épouse