lundi 12 novembre 2018

Atelier d'écriture 8 - L'écriture, c'est la vie !








Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire cette semaine :

© Hannes Wolf



L'écriture, c'est la vie !

Doit-on toujours regarder en arrière pour être capable d'écrire ?
De tout temps, l'écrit fait partie du quotidien de l'humain. Mais d'où nous vient cette envie de poser des mots sur tout ce qui nous entoure ?

Quand je lis des romans, chaque fois ce qui me fascine c'est d'imaginer la personne qui l'a écrit. Me demander comment elle a trouvé l'inspiration, comment elle a eu l'idée de son histoire, ses personnages…

Parfois j'envie cette capacité de pouvoir s'arrêter et écrire, juste pour écrire, juste parce que c'est nécessaire et qu'il n'est pas possible de se dérober. Et puis je me faufile, d'une manière ou d'une autre, parce qu'il manque la confiance en soi, il manque la légitimité, il manque le temps aussi.

Mais écrire est viscéral et la fuite ne sera surement plus très longue car petit à petit les mots font leur nid, ils s'inscrivent en tête avant de venir se poser sur une feuille, un jour !

Trouver l'endroit, couper les connexions, s'éloigner, s'isoler le temps de laisser les idées prendre possession totalement de mon esprit et ne plus pouvoir revenir en arrière et ne rien faire d'autre qu'écrire.

Surement qu' un jour j'écrirai sur ce qui m'a façonné, sur ce qui me construit et sur ce qui m'habite. Surement que ça restera à l'état de brouillon, ou que ça sera déchiré et mis à la poubelle mais il faut peut-être en passer par là pour que se construise le reste.

L'écrit reste personnel avant que l'auteur décide d'en faire un ouvrage publié mais il est libérateur et permet d'avancer aussi dans sa vie.

Pour toutes ces raisons, je suis profondément respectueuse des mots. Ils portent en eux l'humanité depuis ses débuts et sous toutes ses formes. J'aime le mot pour ce qu'il comporte, ce qu'il dit ou ce qu'il laisse deviner. J'aime l'écrit pour ce qu'il transmet, ce qu'il évoque, ce qu'il sous-entend !

L'écriture c'est la vie !











jeudi 8 novembre 2018

Fais de moi la colère




Détails :
Auteur : Vincent Villeminot
Nombre de pages : 275
Editions : Les Escales
Genre : Contemporain


Résumé :
Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d'homme et une chair de jeune fille.

Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d'autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d'on ne sait où - remontés des profondeurs de la fosse. C'est en ces circonstances qu'Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d'un " Ogre " africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.

"Fais de moi la colère" est le récit halluciné, à deux voix, de leur rencontre, et de la partie de pêche qu'ils vont mener - échos lointains de Moby Dick. Une partie de pêche où le désir, la convoitise, le blanchiment, les génocides, sont autant de Léviathans. Mais où la joie, comme les larmes, pourra gonfler les ventres.






Mon avis :
Lorsque les matchs de la rentrée littéraire ont refait leur apparition pour Price Minister, j'ai postulé pour ce titre, entre autres.



Je ne connaissais pas l'auteur. Je connaissais par contre la maison d'édition et j'avais eu un tel coup de cœur pour "Et soudain, la liberté" que j'étais en confiance.

Le titre et la couverture m'attiraient bien plus que le résumé. Je les trouvais contrastés. Le titre donnait à penser que des sentiments négatifs pouvaient être présent alors que la couverture semblait calme et douce bien que cette grosse vague ne soit pas innocente ;)

Le résumé m'intéressait et comme j'aime parfois plonger dans les eaux troubles entre réalité et onirisme / réfléxion je me suis laissée tenter.

Mais je dois avouer que ce livre ne m'a pas fait l'effet escompté...et j'en suis déçue toute seule.

L'auteur a pourtant une plume très agréable et très belle. C'est ce qui m'a permis de lire l'ouvrage jusqu'au bout. J'avais quand même envie de savoir.

Cependant la trame de fond ne m'a pas correspondu. Je connais de nom Moby Dick mais c'est un livre que je n'ai pas lu et donc je n'ai pas eu les références nécessaires pour livre "Fais de moi la colère".

J'ai misé donc sur les personnages présents pour m'investir dans ma lecture. J'ai retenu Ismaëlle car c'est une jeune femme forte et déterminée. Son histoire est particulière puisqu'elle doit faire face au décès de ses parents. Cette partie est plutôt évoquée rapidement pour laisser la place à l'aspect plus onirique de son destin.

Je ne suis pas réfractaire à ce style car j'aime beaucoup naviguer entre deux eaux et laisser faire mon imagination mais à la fin de ma lecture j'ai pu que constater que j'étais restée presque de marbre. Peut-être que je n'étais pas assez concentrée ou disponible pour ce récit car j'en étais désolée à la fin de ma lecture. J'aurai voulu pouvoir rentrer totalement en phase avec Ismaëlle…

A lire si vous avez lu Moby Dick, ça sera un vrai plus.

A lire si vous aimez les écritures métaphoriques, celle-ci en est remplie et c'est un gros atout (pour moi en tout cas) !




Quelques infos sur l'auteur :



Vincent Villeminot est auteur de romans pour les adolescents et les adultes.

Après avoir été diplômé de sciences politiques Paris, il étudie également au Centre de formation des journalistes (CFJ), en 1994. Ses études terminées, à l'âge de 22 ans, il part au Caire en Égypte avec son épouse où il participe à la création d'une université d'enseignement du journalisme français.

En 1996, il revient à Paris où il poursuit son enseignement au CFJ. Après avoir collaboré à plusieurs publications, dont le journal d'insertion "La Rue", il se tourne vers l'écriture romanesque.
Son premier livre, "Anatole n'aime pas l'école", paraît en 2002 aux éditions Fleurus.

C'est à Evian dans les Alpes françaises, sur les bords du Lac Léman, qu'il exerce son activité d'auteur à plein temps.

Il signe près d'une quinzaine d'ouvrages destinés aux enfants et aux adolescents, alliant humour, pédagogie et sensibilité. Il s'intéresse également à la question de la famille et signe un livre d'entretiens avec le psychologue et psychanalyste Jacques Arènes, "Aux femmes de ces pères pas encore parfaits" (2005).
Journaliste, spécialiste des questions d'éducation, il est aussi l'auteur de "Mon enfant entre au collège" (2009) et de "Mon enfant entre à l'école maternelle" (2010).

En 2009, il se dirige vers une nouvelle orientation littéraire en coécrivant avec Christine Pedotti : "La longue patience du sanglier", un thriller pour adultes.
La trilogie "Instinct" (2011-2012, Nathan) marque une étape importante dans son travail : ces trois romans de métamorphoses, sombres, horrifiques, lumineux, dans les montagnes d’Europe et d’Amérique, flirtent avec des genres apparemment irréconciliables, comme le gothique, le Thriller ou le récit de voyages.

Il est l'un des quatre créateurs de la série chorale "U4" ("Stéphane", 2015, "Contagion", 2016) chez Nathan. Il a également cosigné deux romans graphico-détonnants avec Yann Autret : "Ma famille normale contre les zombies" (2015), "Ma famille normale contre les yétis" (2015).
Source : Babelio



mercredi 7 novembre 2018

Nos vies en mille morceaux




Détails :
Auteur : Hayley Long
Nombre de pages : 325
Editions : Gallimard
Genre : jeunesse


Résumé :
Comment reprendre goût à la vie quand on a tout perdu? Le cheminement de deux frères renversant, chaleureux et tout en finesse Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans s'écroule à la fin de l'été, quand un accident de voiture les laisse orphelins.Installés à New-York depuis peu ils sont d'abord recueillis par Blessing, collègue bienveillante de leurs parents. Puis à l'autre bout du monde, dans une petite ville du pays de Galles, chez un oncle et une tante qu'ils ne connaissent pas. Dylan veille sur son petit frère comme sur la prunelle de ses yeux, tandis que Griff sort de son isolement grâce à l'affection de son entourage et aux amitiés qu'il commence à nouer. Dylan, de son côté, trouvera-t-il la paix intérieure?






Mon avis :
Un roman jeunesse avec un thème aussi fort que le deuil est un roman qu'il ne faut peut-être pas mettre entre toutes les mains.

Dans cet ouvrage, nous faisons connaissance avec deux frères Griff et Dylan. Ils sont jeunes et insouciants. Ils profitent de la fin de l'été avec leurs parents jusqu'au moment de l'accident. Celui qui va changer leur vie à jamais.

Nous les suivons alors dans leur reconstruction. Elle n'est pas simple évidemment et ils croiseront sur leur chemin différentes personnes. Au départ ils iront chez une collègue de leurs parents. L'attachement sera fort et l'heure du départ sera déchirante mais ils doivent partir retrouver un peu de leur famille.

Le dénouement est presque aussi terrible que le démarrage du livre. J'ai sursauté tellement je ne m'attendais pas à cela.

C'est un roman qui est original ! Il ne tombe pas dans l'exagération des sentiments. Au contraire, il est plutôt comme à la frontière de ce qui peut se dire et ce qui doit rester secret. C'est une histoire qui vous touchera forcément car même s'il s'agit de fiction, la réalité est parfois aussi douloureuse et on a tous besoin d'outils pour affronter nos malheurs.

Comme l'auteur nous le rappelle régulièrement dans le texte : le temps passe toujours.

Vous verrez comme cette phrase restera ancrée en vous. Elle est exactement celle qu'il faut si on y réfléchit un instant. Qui sommes-nous pour empêcher le temps de tourner ?

Alors évidemment la douleur, le manque, le déchirement sont toujours présents mais si à chaque fois on se pose et on se dit "le temps va passer" alors forcément il passera et petit à petit les sensations changeront.

Ce livre résonnera en vous comme l'écho d'une voix délicatement triste. J'ai eu de la peine pour les deux ados mais pas de larmes car l'ensemble est savamment dosé.

Un coup de cœur jeunesse pour ce roman qui a en plus le mérite d'avoir une couverture magnifique !

Quelques infos sur l'auteur :



Hayley Long est diplômée de l'Université d'Aberystwyth en 1992 avec un BA en littérature anglaise. Elle enseigne la littérature en temps partiel.

Lottie Biggs n’est presque pas cinglée est son premier roman jeunesse.

Elle vit aujourd’hui à Norwich.

mardi 6 novembre 2018

Tenir jusqu'à l'aube






Détails :
Auteur : Carole Fives
Nombre de pages : 192
Editions : Gallimard (l'arbalète)
Genre : Contemporain


Résumé :
« Et l’enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d’autre ? »
Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. A quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore.






Mon avis :
Trop court !

Voilà ce que j'ai retenu de cet ouvrage. Il nous fait entrer dans la vie d'une maman solo avec son petit garçon de deux ans. Les complications du quotidien sont bien décrites, les envies de fuir par moment également.

Et cette maman, malgré les fugues nocturnes, je n'ai pas réussi à lui en vouloir. Pourtant c'est mal ce qu'elle fait si on y réfléchit bien. Mais je me suis mise à sa place. J'aurai fait quoi moi ?

C'est la question qui reste suspendue tout au long de la lecture.

Et cette corde qu'elle tire, sera-t-elle assez solide pour tenir le temps dont elle a besoin ? N'est-elle pas déjà en train de s'effilocher ? Pourtant la journée cette corde elle est plutôt très bien rangée dans un placard qu'on ouvre jamais.
Mais dès que les lueurs des réverbères s'immisce dans le logement, elle sort comme par magie on dirait.

C'est un récit dont la fin ne m'est pas apparue avant la fin justement car je ne prêtait attention qu'à cette maman solo. Ce qui était une erreur car si elle est bien le personnage central, ce n'est pas forcément elle retiendra votre attention finale.

J'ai été agréablement surprise par cette oeuvre.
Premier récit que je lisais de Carole Fives et dans lequel j'ai trouvé une belle qualité. Elle sait manier les émotions car je n'ai pu rester insensible à cette vie racontée mais je gardais aussi à l'esprit que ce qui se tramait ne se faisait pas dans la réalité (enfin c'est ce que j'ai envie de croire mais je ne suis pas complètement naïve rassurez-vous).

J'ai trouvé ce livre trop court car à mon avis il y avait surement encore beaucoup à explorer pour cette famille mais aussi sur l'entourage. J'aurai voulu en savoir plus sur leur avenir et sur leurs comportements notamment. Je l'ai fini en me disant "oh dommage elles sont où les pages manquantes".

Mais attention, c'est un très bon roman et il est d'actualité. Il porte sur la féminité, sur la gestion d'une vie solo et sur les défauts de notre société. Il est incitateur à la réflexion c'est sur et certain.




Quelques infos sur l'auteur :





Carole Fives est une écrivaine, chroniqueuse d’art et plasticienne.
Après une licence de philosophie à l'Université de Toulouse et un master d'arts plastiques, elle obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) des Beaux-arts de Paris.
 Elle a commencé à écrire pour expliquer son travail de peintre et depuis elle n’a plus arrêté.

Son premier livre "Quand nous serons heureux" (2010), publié aux éditions Le Passage, est un recueil de nouvelles dans lequel elle dissèque les travers d’une société en quête de modèles. Elle a reçu le Prix Technikart 2009, présidé par Alain Mabanckou.

En 2012, elle fait paraître son premier roman "Que nos vies aient l’air d’un film parfait", aux éditions Le Passage dans lequel elle évoque avec justesse le sujet délicat du divorce et de la fratrie désunie.

En 2013, Carole Fives obtient une résidence dans le New Hampshire aux États-Unis, et achève l’écriture de son roman "C’est dimanche et je n’y suis pour rien", aux éditions Gallimard, 2015.
Fine portraitiste de la famille contemporaine, elle publie "Tenir jusqu'à l'aube" en 2018.

Après des passages par Paris, Bruxelles et Lille, Carole Fives vit désormais à Lyon où elle partage son temps entre les arts plastiques et la littérature.

site de l'auteure : http://carolefives.free.fr/
page Facebook : https://www.facebook.com/carole.fives

lundi 5 novembre 2018

Atelier d'écriture 7 - Retour aux sources


Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire cette semaine :


© Tyler Dozier





Retour aux sources


Le bruissement des feuilles sur ma peau, les frissons qui parcourent mon corps mettent tous mes sens en éveil.

La nature m'a acceptée, je suis comme elle, sa sève est encrée en moi et je me fonds tranquillement dans ses feuilles. Je l'écoute !

Elle prend possession de moi petit à petit et me dessine sur le corps ce qu'elle aime tisser : un lien avec la Terre.

Je n'invente rien, nous venons de la Terre !

Y retourner est un geste simple, pas besoin d'y réfléchir c'est inné.
Reprendre possession et rendre hommage à ces odeurs, ces couleurs, ces états d'âme.

Rien n'est laissé au hasard !
Ce qui est à la nature reviendra à la nature, il lui faut juste user de patience pour reprendre ce qui lui appartient. Elle sait qu'elle seule était là au début et que ce sera pareil à la fin.
La confiance est son maître mot.

Je l'accepte telle qu'elle est, la voir prendre mon corps pour son cobaye est un juste retour des choses. Je l'ai, comme des millions d'entre nous, abimée de mon passage terrestre.

Alors j'y retourne, je m'assois et j'attends qu'elle vienne me souffler à l'oreille ce doux son qui m'accompagnera pour entrer en harmonie avec elle.

J'attends qu'elle me libère de mes pensées les plus sombres avec la caresse voluptueuse des arbres de la forêt où je me suis installée.

Je garde encore un peu les yeux ouverts pour voir le mélange des couleurs qui se produit devant moi, le lever du soleil qui essaie de pénétrer la densité verte qui m'entoure.

Je prends une grande inspiration pour sentir pleinement l'odeur perdue dans nos villes polluées.

Et je savoure… j'entre en méditation totale et je laisse la nature faire le reste !

Violaine





mardi 30 octobre 2018

Ma vie au boulot






Détails :
Auteur : Molly Erman
Traducteur : Jean-Yves Katelan
Nombre de pages : 192
Editions : De Boeck Sup / Au fil de soi
Genre : Document


Résumé :


Comment demander un congé ou une augmentation ?

Comment éviter les embrouilles avec un collègue ou les parasites qui essaient de vous refiler leur boulot ?
Comment bien rédiger un mail et combattre les distractions qui peuvent faire déraper une journée ?

Dans les locaux modernes, les bureaux d’angle et les fontaines à eau font place à des espaces ouverts où les chiens sont parfois les bienvenus. Mais si les lieux de travail ont changé, les caractéristiques d’un collaborateur
fiable restent les mêmes. De l’optimisation de la productivité aux relations amoureuses entre collègues, en passant par la gestion de la cuisine commune, Ma vie au boulot est un guide pour être bien – peu importe le lieu où l’on travaille.






Mon avis :

Comment pimenter son quotidien de lectrice ?
En lisant des ouvrages divers et variés bien sur ;)

Aujourd'hui c'est donc sur un document que va porter mon avis.

Le thème : la vie au travail !

Vaste sujet qui peut en intéresser plus d'un. Dans cet ouvrage, Molly Erman, directrice d'une entreprise, nous livre des conseils pour commencer sa carrière d'un bon pied.

Elle explique qu'elle aurait aimé avoir un guide tel que celui qu'elle présente pour appréhender le monde de l'entreprise.

Effectivement quand on démarre sa carrière pro, des questions attendent des réponses, des doutes s'envolent ou au contraire persistent. On peut se demander si c'est pareil partout, si on est tombé dans la pire ou la meilleure des boîtes etc...

Ce guide se veut avant tout optimiste et rassurant. Evidemment la vie n'est pas toute rose dans une entreprise MAIS c'est vrai qu'en évitant certains pièges on peut faciliter le quotidien.

J'ai trouvé ce livre sympa bien que généraliste et par conséquent pas forcément très adapté à certains milieux. Les salariés de PME ne se retrouveront pas forcément.

Je ne devrai pas attirer l'oeil sur ce sujet car c'est un thème délicat mais il est question des éventuels problèmes de harcèlement dans ce livre. Un des conseils donné est que si cela vous arrive, il faut en parler à votre patron ou manager… Alors ma question est "oui mais comment fait-on s'il s'agit d'une PME où le problème, quel qu'il soit, est avec le patron direct ?" .

Bien sur, on y réfléchit et on trouve d'autres réponses mais malgré tout il n'y a pas que les grandes entreprises qui alimentent la richesse mondiale.

Donc, c'est un ouvrage que vous pouvez tous lire sans conditions ni à priori tout en prenant acte que cela reste un guide réalisé selon l'expérience de l'auteure et qu'il faut savoir l'adapter à votre cas.

Dans le fond c'est un bon ouvrage car les idées sont clairement émises et finalement tous les aspects sont évoqués et dans la forme, l'ouvrage est très agréable : lumineux, dynamique, moderne.

jeudi 25 octobre 2018

Juste de l'autre côté de la mer


Détails :
Auteur : Ingrid Thobois
Nombre de pages : 271
Editions : Bayard
Genre : Jeunesse


Résumé :
Chaque printemps, depuis plus de dix ans, Eric, le parisien, passe une semaine au Maroc dans la vallée idyllique du Dadès, au sein de sa famille de cœoeur. Il partage des moments chaleureux avec Kenza et ses jumeaux de 14 ans, Mehdi et Lilia. Eric est un peu le père que ces derniers, qui ont grandi sous le signe de l'Amour, du rire et de la liberté, n'ont jamais eu. Mais cette année, Eric trouve l'’atmosphère pesante. Un nouvel imam est arrivé, et tous les prétextes sont bons pour réduire les libertés individuelles, et diffuser des messages religieux. Quant à Mehdi, il semble plus distant, plus taciturne. Il aimerait quitter le Maroc pour découvrir d'autres horizons. Il rêve d'’Europe. Lilia, joyeuse et rebelle, est devenue une belle adolescente. Quand Eric repart, il comprend, impuissant, que la vallée du Dadès est en train de changer….

Un roman sobre, pudique et poétique qui relate le destin de deux frères et sœur adolescents marqués par les aléas de la vie, et la montée du fondamentalisme.






Mon avis :
Je déroge un peu à la règle du "mercredi jeunesse" pour en faire un "jeudi je lis ce qui me plaît".


Alors que l'été indien se termine pour nous, je vous invite à plonger dans l'univers du Maroc. En premier lieu vous y trouverez le soleil, la chaleur et l'authenticité du paysage.


Ensuite, vous entrerez dans une famille fortement soudée où Kenza la mère de famille gère et élève seule ses deux jumeaux adolescents, Lilia et Mehdi.
Elle est seule suite à la perte de son mari quelques années auparavant. Mais Kenza a une attitude positive que rien ne peut amoindrir et elle a su rebondir suite à cet événement très douloureux. Elle est entourée d'un couple d'amis qui font quasiment partie de la famille.


Et puis, il y a Eric. C'est un français qui a trouvé dans le foyer de Kenza la bienveillance, la bonté et la gentillesse. Il revient tous les ans voir ses amis si chers à son cœur.


Au fil du temps des changements se sont produits au Maroc et si chacun s'en rend compte, chacun espère aussi que ça ne changera rien dans leur quotidien. Après tout ils sont éloignés des grandes villes et donc leurs habitudes ne méritent pas qu'on les bousculent.


Sauf que ça ne se passe jamais comme ça dans la vraie vie. Et Ingrid Thobois est malheureusement obligée de nous décrire au plus près de la réalité ce qui arrive parfois et qui rend la vie si dure.


Lilia et Mehdi ont tout à construire mais ce qui est encore malléable pour eux c'est leur esprit. Selon les rencontres et les promesses, les deux ados vont prendre des décisions bien différentes. C'est toute leur jeunesse que l'on suit !


J'ai été touchée par ce roman !


Lilia est celle qui m'a le plus embarquée dans ce livre. L'attachement est intense pour cette jeune adolescente. Certains passages du livre sont très émouvants.
Tout est remis en cause dans cet ouvrage, nous sommes dans un pays qui a encore besoin d'évoluer, notamment sur la condition féminine et sur la transmission d'idées. Le portrait dépeint est assez sombre en fait car il met en scène des événements douloureux, tragiques pour les deux ados.


Et pourtant ce roman est bien plus que ça ! Il est aussi touchant qu'il est lumineux. Lilia représente l'avenir, la confiance, la patience, le courage et la persévérance. Je pense qu'elle sera une femme mentalement très forte!


Si je parle de Lilia en tant que femme c'est que j'aimerais énormément que l'auteure décide de raconter la suite de la vie de Lilia.


Si je dois donner un petit bémol il porte sur Eric, j'aurais adoré savoir comment il aurait évolué dans la crise que traverse la famille de Kenza...


La fin est perturbante car elle ramène aussi à la réalité du sort des migrants et on termine en se demandant comment nous aurions fait ? Aurions-nous eu assez de force pour rendre à Mehdi ses idées d'enfants, l'écarter du danger ?


Vous l'aurez compris, ce livre est vraiment une très très belle découverte. J'ai été surprise d'ailleurs car je ne m'attendais pas à cela. J'aime les romans jeunesse et j'aime quand ils sont le reflet de notre "vraie" société car je pense que les jeunes ont besoin d'être confrontés aussi à ce qui peut se passer ailleurs.


Ce livre répond tout à fait à mes critères en terme de qualité, de réflexion et également d'optimisme. Ingrid Thobois donne aux lecteurs la chance de se dire qu'un meilleur est possible et cela porte un message fort d'espoir et de confiance en l'avenir.






Quelques infos sur l'auteur :




Ingrid Thobois est une romancière française.
 Après des études de langues et de lettres, elle part enseigner le Français à l’étranger, notamment en Afghanistan et en Indonésie.
Elle fait également des reportages pour la presse et la radio en Iran et à Haïti.
Elle publie chez Phébus "Le roi d’Afghanistan ne nous a pas mariés" et reçoit en 2007 le prix du Premier Roman.
Son roman "Sollicciano", publié aux éditions Zulma, a reçu le prix Thyde Monier en 2011.
Toujours sous le nom d’Ingrid Thobois, elle écrit pour la jeunesse chez Thierry Magnier et Rue du monde : "Tao et Léo" publié en 2011 a reçu le Prix des écoliers Opalivres et "Nassim et Nassima", publié en 2009 a reçu le Prix des Enfants du Livre 2011 du Festival du Livre de Jeunesse Midi-Pyrénées de Saint-Orens, le Prix 2011 des lecteurs de Rillieux-la-Pape, le Prix littéraire jeunesse de Lire en Braconne 2011 et le Prix de bronze des grignoteurs Ruralivres 2011.
Elle a publié également "Le Plancher de Jeannot" (Qui Vive, 2015) ainsi que "Miss Sarajevo" (2018).
 Sous le nom de Djaan elle publie "Si tu me tues, je te tue" (Oskar, 2012).

site officiel : http://www.ingridthobois.com/

Source : Babelio