lundi 11 juillet 2016

Notre château

Notre château fut ma 8ème lecture de l'aventure des "68 premières fois".



 

Détails :

Auteur : Emmanuel Regniez
Nombre de pages : 141
Editions : Le Tripode
Genre : Contemporain / gothique

Résumé :

Un frère et une soeur vivent reclus depuis des années dans leur maison familiale, qu’ils ont baptisée « Notre château ». Seule la visite hebdomadaire du frère à la librairie du centre ville fait exception à leur isolement volontaire. Et c’est au cours de l’une ces sorties rituelles qu’il aperçoit un jour, stupéfait, sa soeur dans un bus de la ligne 39. C’est inexplicable, il ne peut se l’expliquer. Le cocon protecteur dans lequel ils se sont enfermés depuis vingt ans commence à se fissurer.

On pourrait penser au film Les Autres de Alejandro Amenábar, de Shining de Kubrick. Ou à La Maison des feuilles de Danielewski. En reprenant à son compte l’héritage de la littérature gothique et l’épure de certains auteurs du nouveau roman, Emmanuel Régniez réussit un roman ciselé et singulier, qui comblera les amateurs d’étrange.
Je soigne ma mélancolie en me racontant des histoires qui pourraient me faire peur.

 

Mon avis :
 
La couverture...elle paraît étrange, particulière et donner envie ou non de plonger dans le livre. J'ai franchi le cap et je suis rentrée dedans.
 
Je suis arrivée d'un seul coup dans le quotidien de deux personnes qui ne cherchent pas du tout à sortir de leur isolement, ils sont bien ainsi ! Leurs habitudes sont tellement bien rodées que rien ne peut changer.
 
Pourtant un grain de sable, aussi banal qu'un bus, va enrayer la machine. Et là, catastrophe car toutes les certitudes, les rituels, la confiance mutuelle vont en prendre un coup et la vie, leur vie va changer, forcément !!!
 
Ce livre est particulier et énigmatique, mais il est mordant et attirant. La construction des chapitres, la répétition, les sentiments, le mélange entre le réel et le rêve.
 
On ne sait pas pourquoi l'action est toujours dans le château, pourquoi ne sortent-ils pas du tout, pourquoi ils sont si pâles ?
 
Dès le départ, on se demande où veut en venir l'auteur car il commence avec une phrase et celle-ci se répète plusieurs fois. Bizarre !
 
Et puis en fait c'est ce que j'ai beaucoup aimé car il y a du rythme et de la force dans ce premier roman. Même si par moment ce récit semble conter une vie irréelle, on s'y sent bien. Et la fin m'a laissée un peu sur ma faim ! Je n'avais pas spécialement envie de quitter cette lecture.
 
Comme quoi, une fois de plus, le contenant c'est bien, le contenu c'est mieux !

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