mardi 11 octobre 2016

Branques


Opération "68 premières fois", nouvel épisode :








Détails :

Auteur : Alexandra Fritz
Nombre de pages : 160
Editions : Grasset
Genre : Contemporain


Résumé :


Voici la chronique de deux filles et deux garçons internés dans un hôpital psychiatrique. Jeanne, qui y tient son journal, tente de comprendre son basculement dans « l’anormald » et de disséquer à vif les raisons de son amputation de liberté. Rageuse, pugnace, elle a pour compagnons de « branquerie », comme elle dit, Tête d’Ail, Isis et Frisco. L’un obsédé sexuel, l’autre pédante philosophe, tous transpercés par le désir amoureux autant que par la solitude, par des idéaux de justice comme par  des pulsions suicidaires. A très exactement parler, ils en bavent. Avalant des gouttes et digérant des cachets, ils refusent d’être assimilés à une faune hallucinée souvent obèse et déprimante, où les médecins ne sont pas les moins dérangés de tous. Comment ne pas crever de tristesse et de rage ? Dans un quotidien absurde, le sarcasme cautérise les plaies. Que va-t-il arriver à ces quatre personnages dérisoires comme l’humain, attachants comme la faute ? Un premier roman pareil à un rire dans la nuit.





Mon avis :

On ne peut pas dire que les lectures pour les 68 premières fois soient des lectures particulièrement feel-good. Nous restons avec ce livre dans un thème délicat, douloureux parfois, celui de la maladie mentale. A l'inverse de "Treize" ou "L'heure bleue", j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce roman.

Jeanne, le personnage principal, raconte un quotidien peuplé de médicaments en tout genre et aussi de personnes en recherche de quelque chose ou quelqu'un. On imagine pas ce que peuvent vivre les gens qui sont dans les hôpitaux psychiatriques. Il existe des moments d'incompréhension surement, de solitude aussi. On pense qu'il faut qu'ils se soignent mais ils ont également besoin d'écoute, de paroles rassurantes.

Ici, on est placé vraiment du côté du malade et non pas du côté des médecins. Les personnages nous livrent leurs pensées sans détours. C'est assez surprenant d'ailleurs.

Hormis le fait que j'ai eu du mal à intégrer l'histoire j'ai trouvé l'écriture de Alexandra Fritz jolie, le style est limpide.


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