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jeudi 11 octobre 2018

37, étoiles filantes




Détails :
Auteur : Jérôme Attal
Nombre de pages : 324
Editions : Robert Laffont
Genre : Historique


Résumé :
Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n'a qu'une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C'est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées." Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d'arriver, mais dans l'autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d'un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. "Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t'attrape, chacal !' "Une comédie tourbillonnante constellée de pensées sur la création et de rencontres avec des femmes espiègles, mystérieuses et modernes.






Mon avis :
Découvrir Paris juste avant la guerre, dans le milieu artistique qui plus est semble un thème original et divertissant. Mettre en scène des personnages historiques de manière romancée et nouvelle est une idée riche car elle attire ainsi le lecteur. La couverture du livre donne aussi à penser que l'insouciance est encore de mise à cette époque.


Les heures sombres de la France n'ont pas encore sonnées et ainsi Jean-Paul Sartre a encore de beaux jours devant lui. Oui, mais si justement la guerre n'est pas déclarée à l'échelle mondiale, il se pourrait qu'elle le soit envers sa personne.


Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Jean-Paul Sartre que tout est permis et lorsque Alberto Giacometti apprend les critiques dont il est la victime, cela va chambouler le quotidien de l'écrivain.


Heureusement pour lui, une femme arrivera et fera diversion bien malgré elle.


J'ai trouvé ce roman un peu compliqué au démarrage le temps de m'habituer aux personnages puisque certains ne sont cités que par leur prénom et donc il m'a fallu repérer plus précisément chacun pour poursuivre facilement la lecture. Une fois imprégnée dans le roman j'ai trouvé plaisir à lire les aventures des héros. Si je me suis parfois un peu perdue c'est de ma très grande faute car ma  maîtrise historique de l'époque d'avant-guerre est moyenne mais l'ensemble est plutôt cohérent et surtout très bien écrit. A l'inverse mes lacunes en histoire ont pu être réparées pour certaines puisque j'ai appris des informations dans ce roman et qu'ensuite ma curiosité fait que j'ai cherché à mieux comprendre comment fonctionnait la société, et notamment le milieu artistique dans les années 30.


J'ai trouvé que Jérôme Attal jouait beaucoup avec la langue française et ce n'est absolument pas pour me déplaire. Il fait aussi la part belle à ce qu'était la France avant les tourments que nous lui connaissons et cela redonne aussi une certaine confiance. Certaines périodes sont plus ou moins occultées en fonction des événements qui ont perturbé la société et finalement Jérôme Attal rend hommage à ceux et celles qui ont fait aussi de la France un pays d'amour, de fête, de débats intellectuels etc.


C'est un bon moment de lecture.


Quelques infos sur l'auteur :




Jérôme Attal est écrivain, mais également parolier, scénariste, acteur, auteur-compositeur-interprète et il tient aussi un journal en ligne depuis 1998.
En 2016 "Les jonquilles de Green Park" reçoivent le prix littéraire La petite cour/L'île aux livres 2016. Et le prix spécial La Griffe Noire / Saint-Maur-en-poche 2016 pour l'ensemble de son œuvre.
 Il est le petit-fils du peintre belge Jacques Collas.
 http://jerome.attal.pagesperso-orange.fr/

mercredi 6 septembre 2017

Questions à ... Sophie Adriansen


Aujourd'hui, je vous présente une auteure, Sophie Adriansen, que j'ai découvert assez récemment et que j'ai eu l'occasion de rencontrer et échanger avec elle au Salon du livre de Vannes :


"Sophie Adriansen écrit par tous les vents depuis longtemps, du long et du court. Depuis 2010, elle a publié une vingtaine d’ouvrages en littérature générale et littérature jeunesse.

Depuis 2011, elle se consacre entièrement à l’écriture après une première vie dans laquelle les chiffres primaient sur les lettres. Formée à l’écriture cinématographique à la Fémis en 2013, elle a librement adapté en scénario son premier roman.
Auteur à succès en littérature jeunesse (plus de 100.000 exemplaires vendus), elle questionne notamment les libertés des femmes en littérature générale.
.
Elle anime des discussions autour des livres ainsi que des ateliers d’écriture en milieu scolaire. Elle intervient régulièrement dans des classes pour évoquer l’écriture et le métier d’écrivain avec les plus jeunes.
Elle a tenu pendant huit ans le blog de lecture Sophielit, finaliste du Prix ELLE 2011." (source site de Sophie Adriansen que vous pouvez consulter par ici)



Suite à plusieurs lectures de ses livres jeunesse (il m'en reste aussi à découvrir ;))  et avant de la découvrir dans la littérature générale, j'avais envie de la connaître un peu plus. Elle a rapidement accepté de répondre à ces quelques questions :










- Le principal trait de ton caractère : la détermination
 
- Ton rêve de bonheur : la paix, partout, entre tous - entre les peuples, entre les gouvernements, dans les familles, dans les couples...

- Le pays que tu aimes le plus, qui t'inspires ou celui où tu voudrais vivre : La France, formidable de diversité, et d'où on peut aller partout...

- Ta couleur préférée : le bleu et le doré

- Ta fleur préférée : le coquelicot 


- Ce que tu détestes par-dessus tout : l'injustice, et les promesses non tenues

- La faute pour laquelle tu aurais le plus d'indulgence : toute faute commise par amour
- Ta devise / citation préférée : "Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait." Mark Twain


Niveau lecture :



- Quel livre a marqué ta vie ? : Il y en a tant ! Le premier a certainement été Les Malheurs de Sophie...


- Ton endroit préféré pour écrire : Mon bureau



- Un rituel ou une habitude lorsque tu écris ? : Le silence : obligatoire !

 

- Le livre qui a pu t'inspirer pour devenir écrivain :Peut-être Baby-sitter blues, de Marie-Aude Murail. Je sais qu’après en avoir fini la lecture, j'ai écrit une histoire avec des personnages qui ressemblaient aux héros de ce roman...


- Parmi tes ouvrages, au quel es-tu le plus attaché ? : J'ai une tendresse particulière pour Max et les poissons, en littérature jeunesse (car il a provoqué des prises de conscience fortes chez des enfants jeunes), et pour Le Syndrome de la vitre étoilée, en littérature générale (car, et contre toute attente, il a aidé des femmes de tous âges à se libérer de certains carcans sociaux).

 

- Ton auteur préféré :J'aime des auteurs très différents... Dans le peloton de tête, je citerais Roald Dahl, Lionel Duroy, Douglas Coupland, Susie Morgenstern, Philippe Jaenada, Serge Joncour, Marie-Aude Murail...

 

- Quels sont tes projets en cours ? Est-ce que tu peux nous en parler un peu ? En ce mois de septembre paraît chez Fleuve mon nouveau roman, Linea nigra, une réflexion autour de la naissance. Et au même moment deux de mes livres sont republiés en poche : Le Syndrome de la vitre étoilée chez Pocket et Une Américaine à Monaco, biographie de Grace Kelly, chez Charleston poche.



Un grand merci à Sophie !