lundi 9 juin 2014

La vacation


Je souhaite d’abord remercier les Editions Folio ainsi que Livraddict pour ce partenariat. Je ne connaissais pas du tout Martin Winckler. C’est chose faite maintenant.

Détails :

Auteur : Martin Winckler
Nombre de pages : 224 pages
Editions : Editions Folio
Genre : Littérature contemporaine


Résumé :

Gestes à accomplir. Bruits de machine. Doigts caoutchoutés. Et ces femmes qui viennent vers le médecin Bruno Sachs, angoissées, confiantes, meurtries... Bruno Sachs accomplit une fois par semaine à l'hôpital une vacation, c'est-à-dire qu'il pratique des avortements dans le cadre de la loi sur l'interruption de grossesse. Comment faire coïncider la banalité du geste et la blessure qu'il inflige à la chair mais aussi à l'imaginaire ? Comment supporter ce double poids et que peut-on en faire ? Un livre, par exemple. Dans une clandestinité choisie et durant toute une journée, qui sera comme un contrepoint à sa journée de vacation, Bruno Sachs recompose ces instants de vie, de mort ; il raconte, il décrit, il énumère, il rêve, il lui arrive aussi de jouer avec les mots par défi, par plaisir, on pense à Perec bien sûr, à Queneau...

Mon avis :


En lisant le résumé j’ai été attirée par le sujet traitant de l’avortement. Ce n’est pas une situation vécue pour ma part mais je m’attendais à un livre émouvant, humain et prenant en considération le sentiment féminin lors de ces avortements. Dès le départ j’ai donc été déçue de voir qu’en fait il s’agissait plus d’une description du moment et d’un point de vue "technique" lié à cet acte. Je trouve que Martin Winckler a été trop dans le détail sordide et cela rend le récit plutôt froid. 

Le livre se lit vite car finalement les rendez-vous et interventions sont rapides mais du coup on a l’impression de survoler ces événements. J’en suis ressortie à la fois perturbée car ne connaissant pas tout ce qui peut se passer lors d’un avortement j’ai appris des informations, cependant je suis aussi  perplexe du fait que le médecin ne s’attache pas, ne serait-ce qu’un minimum, au ressenti des patientes.

Je trouve que c’est un thème de roman plutôt délicat qui aurait mérité un peu plus d’humanisme.

Cependant je trouve que l’écriture de Martin Winckler est fluide et ses chapitres très bien construits. Je pense donc que je lirai d’autres romans de cet auteur, pour justement pouvoir me faire une autre idée. Je reste un peu déçue par ma lecture mais beaucoup de personnes me conseille de lire La Maladie de Sachs. Je pense aussi que c’est une volonté de l’auteur d’avoir décrit l’avortement comme un acte parmi d’autres peut-être pour dédramatiser ces moments douloureux.

L’avortement peut être un choix ou une obligation et beaucoup de gens jugent ces femmes qui sont courageuses. On ne devrait pas permettre cela dans le sens ou une raison se cache toujours derrière une décision.

En conclusion, je dirai que j’ai passé un moment non pas désagréable mais plutôt très déroutant. J’ai découvert un nouvel auteur et pu échanger avec d’autres personnes par rapport à ce livre, ce qui en soi est une très bonne chose.

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