mercredi 17 octobre 2018

Emma et Loustic, tome 7 - Opération écureuil




Détails :
Auteur : Fabienne Blanchut
Illustratrice : Caroline Hesnard
Nombre de pages : 48
Editions : Albin Michel Jeunesse
Genre : Jeunesse


Résumé :


Emma part en vacances avec ses grands-parents dans leur « maison de la mer ». Au programme : balades dans la nature et cueillette de champignons ! Mais lors d’une promenade en forêt, Loustic découvre un bébé écureuil qui a perdu sa maman. Emma et sa mamie recueillent et soignent le petit orphelin. Loustic et lui vont devenir les meilleurs amis du monde, Emma en est certaine ! À partir de 7 ans









Mon avis :
Qu'il est bon de retrouver Emma et Loustic !
Je vous avait dit que j'en reparlerai rapidement car les tomes 7 et 8 sont sortis récemment.


Dans le volume numéro 7 on part en forêt !
A l'heure de l'importance d'un retour au respect envers la nature, ce livre tombe à pic.


Emma fait de jolies balades avec son papi pour découvrir la faune et la flore. Bien sur Loustic est de la partie et c'est d'ailleurs lui qui va faire une drôle de découverte. Un bébé écureuil est en détresse et n'a personne pour s'occuper de lui. Alors aussitôt Emma se dit que c'est une mission pour eux.


Dans cette histoire nous (re)découvrons l'importance de la nature, de la préservation de l'environnement et du respect des êtres vivants.


Emma est une enfant très douce et Loustic un chat adorable. Alors à eux deux ils vont permettre au petit écureuil de reprendre confiance et de grandir correctement.


C'est une histoire qui a été plus douce que les autres à lire car elle évoque un sujet certes sensible, mais plus facile à expliquer, à transmettre aux enfants à mon sens.


Les enfants sont souvent réceptifs à ce qui touche aux animaux et ce livre n'a pas échappé à la règle. Prendre soin, s'attacher, câliner et être respectueux de ces êtres qui parfois ont peur des humains sont autant de qualités à développer chez les enfants. Avec ce récit cela donne un très bel exemple de ce qui peut se produire quand on fait comme il faut.


Comme régulièrement j'ai aimé retrouver l'écriture très bien adaptée aux jeunes lecteurs mais également les dessins qui sont toujours très attrayants, colorés et très représentatifs des scènes décrites.


Une belle lecture d'automne à conseiller à vos enfants / petits-enfants / neveux / nièces etc...


Quelques infos sur l'auteure et l'illustratrice :


 Fabienne Blanchut
Fabienne Blanchut (22 février 1974 à Grenoble en France) est une écrivaine de livres pour enfants et scénariste de télévision française.
Après une maîtrise d’histoire à l'Université de Grenoble, Fabienne "monte" à Paris. Elle entreprend un DEA de sciences sociales à Jussieu, mais ne trouvera finalement sa voie qu'après un DESS en audiovisuel et édition à la Sorbonne. En stage de fin d'études à TF1, elle reçoit une proposition d'emploi au CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel). Elle y restera un an avant d'être rappelée par TF1 qui lui propose le poste d'observatoire de la concurrence au service de la programmation. Elle commence alors à proposer divers projets d'émissions.
La littérature jeunesse lui tend alors les bras. Pendant deux ans, Fabienne a travaillé en tant que libraire à Bruxelles (Libraire Jeunesse Amstramgram). Depuis 2008, elle remplit des missions de conseil dans les media et pour différentes sociétés de productions télévisuelles (en Belgique et en France).

Parallèlement, elle conçoit des émissions pour la télévision (téléfilms, séries, programmes courts, magazines, documentaires). Actuellement, plusieurs de ses émissions « tournent » sur les antennes.







 Caroline Hesnard
Caroline Hesnard a fait ses études à l'école Estienne puis aux  Arts décoratifs de Strasbourg. Illustratrice depuis 20 ans, elle travaille autant dans le secteur jeunesse (Balivernes, Fleurus, ...) que dans le secteur scolaire/parascolaire (Hachette international, Nathan,...) et de la presse jeunesse (Disney Presse, Milan Presse, ...).
Le personnage de Princesse Léa lui a été inspiré par sa petite nièce Nessy. C'est ainsi que débuta l'aventure.






mardi 16 octobre 2018

Et boire ma vie jusqu'à l'oubli




Détails :
Auteur : Cathy Galliègue
Nombre de pages : 250
Editions : Emmanuelle Collas
Genre : Contemporain


Résumé :
Betty s'’efforce de vivre mais, à la nuit tombée, elle se cache et boit pour oublier la mort de son mari, Simon, et pour se souvenir de sa mère. Elle s'abrutit et s'effondre. Dans sa quête de la vérité, les images reviennent peu à peu. Des clichés tendres de l'enfance, une mère trop belle pour être vraie, des souliers rouges… et cette question lancinante : « Elle est où, maman ? » Cathy Galliègue aborde dans "Et boire ma vie jusqu'à l'oubli" un sujet tabou, celui de l'alcoolisme féminin, et nous offre un roman sans filtre sur la mémoire et le deuil, un diamant brut plein d'humanité et d'’espoir.





Mon avis :
Vous dire que j'ai retrouvé avec plaisir la plume de Cathy Galliègue n'est pas assez fort.
Lors de la lecture de son premier roman j'avais été secouée par l'histoire car elle sortait des sentiers battus.

Alors dans ce nouveau roman autant vous dire qu'on entre dans une forêt dense faite de peurs et d'angoisses.

Betty est l'héroïne de ce nouveau roman. C'est une jeune femme qui a subi des malheurs conséquents dans sa vie et qui a trouvé refuge dans la boisson.

L'auteure nous présente aussi Raphaël, un petit garçon gentil et discret, en tout cas dans l'histoire, ainsi que le papa de Betty. C'est un homme qui a lui aussi eu des chocs dans sa vie et il essaie tant bien que mal de surmonter le tout.

Les mots de Cathy Galliègue vous entraînent forcément dans ce quotidien rempli de bouteilles mais intrinsèquement rempli d'amour. C'est viscéral, Betty vit parce qu'elle garde en elle de l'amour. Il ne suffit parfois pas de beaucoup pour éclairer un cœur.

L'histoire est troublante car il y a l'évocation de ce sujet tabou qu'est l'alcoolisme féminin mais au-delà il y a une histoire de famille faite de secrets.

Cette famille a beaucoup été esquintée par la vie et quelque part, attention je n'excuse pas, Betty avait besoin d'aller loin pour faire sortir ce poids qu'elle portait et qui interagissait avec son père et qui aurait eu des conséquences pour son fils. Elle a sombré dans l'alcool comme d'autres sombrent dans la drogue où je ne sais quels autres vices.

Doit-on lui jeter la pierre ?

Certainement pas… Et c'est ce que j'ai trouvé d'admirable dans ce roman. Le père de Betty a permis, sans forcément avoir beaucoup d'actions à mener, de donner à Betty LE déclic. Il était présent et à son écoute. Il ne l'a pas sommé de faire telle et telle chose pour qu'elle s'en sorte. Non, il était simplement LA.

Ce roman est paradoxalement doux… Betty a su trouver la porte de sortie de cet enfer qu'elle se construisait mais combien n'ont pas la chance d'avoir autour d'eux les bonnes personnes au bon moment ?

J'étais heureuse que Betty s'en sorte et qu'elle retrouve un amour sain, passionnel aussi et qui lui correspond. J'ai aimé que l'on retrouve une sérénité dans la continuité de l'histoire même si on aurait pu s'attendre aussi à l'effet totalement inverse.

Evidemment depuis j'y repense...l'alcoolisme féminin est tabou et c'est un phénomène dont il est peu question dans les médias alors que les femmes ont autant besoin d'aide que les hommes à ce sujet.

Je ne vous cache pas que ce roman est un gros coup de cœur car une nouvelle fois Cathy Galliègue a fait preuve de bienveillance envers ses personnages tout en posant les mots justes sur leurs émotions. J'ai vécu extérieurement à ces personnages mais l'empathie était très présente et l'envie de faire quelque chose s'imposait de plus en plus.

Alors si je ne peux pas agir sur des personnages de romans peut-être que mon modeste avis peut aussi contribuer à dire à ces personnes malades qu'ils ne sont pas seuls…

Vous pouvez lire ce roman sans hésiter afin de retrouver la plume solide, franche et remplie d'émotions de Cathy Galliègue.
Une auteure à suivre et dont il faut parler car ses livres sont des romans contemporains axés sur l'Humain, pas forcément sur des sujets dont on a envie d'entendre parler mais qui sont absolument nécessaires.





Quelques infos sur l'auteur :




Après une carrière dans l'industrie pharmaceutique en France, elle est partie vivre en Guyane, où elle a animé pendant un saison une émission quotidienne littéraire sur la chaîne Guyane1ère et où elle se consacre désormais à l'écriture. Son premier roman, La nuit, je mens (Albin Michel, 2017), a remporté un succès d'estime, il est sélectionné pour le Prix Senghor 2018. Et boire ma vie jusqu'à’ l'oubli est son deuxième roman.

lundi 15 octobre 2018

Atelier d'écriture 6 - A votre bon coeur !


Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire cette semaine :


© Kyle Wagner


A votre bon cœur !

Il l'attend.
Il attend comme toujours d'ailleurs. Parfois il aurait aimé que ça soit elle qui l'attende mais elle ne l'aurait pas mérité.

Elle n'était pas prête à sauter le pas : il a attendu.
Elle n'était pas prête à avoir des enfants : il a attendu.
Elle ne savait que choisir entre une virée à deux et le respect de la messe du dimanche : il a attendu.
Et aujourd'hui, il attend toujours.

Il le sait qu'elle va arriver, il n'en doute pas mais ce qu'il ne maîtrise pas ou plus c'est le temps dont elle aura besoin pour se sentir belle et oser enfin sortir.
Pourtant il lui a dit mille fois "Mais ne t'inquiètes pas Joséphine, tu es magnifique. Tu n'as pas besoin de ces artifices pour sortir".

"Oui mais tu sais bien mon doux Armand que je ne me sentirai pas bien sans un minimum de coquetterie, j'aurais l'impression d'être mise à nue".

Au fur et à mesure, elle passait de plus en plus de temps à se regarder dans le miroir, à observer ce corps qui l'accompagne depuis de nombreuses années à espérer qu'il lui laisse encore profiter quelques années de cette vie bienheureuse près des siens et près de son grand amour.

Il s'en est passé des événements dans leurs vies.
Laisseront ils une trace indélébile de leur passage sur Terre ? Ils ont envie d'y croire en tout cas.
Joséphine et Armand sont humains et l'amour qui émane d'eux rayonne dès qu'ils sont ensemble.

C'est ce à quoi rêvasse Margot, leur petite-fille à la porte vitrée du café où l'attend son grand-père.

C'est un rituel. Ils se retrouvent une fois par semaine pour parler. Une façon d'entretenir ce lien si fort qui les unit et c'est aussi un moment pour raconter ce qui se passe dans leurs vies respectives. Et puis surtout, Margot aime par dessus tout écouter son grand-père. Il sait lui transmettre ses valeurs, son histoire, sa vie. C'est une richesse inestimable.

Rien de ce qu'il lui raconte ne peut se trouver dans les romans qu'elle dévore, tout est là devant elle. Mais peut-être qu'un jour elle saura retranscrire ces mémoires, elle se dit que c'est peut-être sa mission à elle.

Elle aura mis du temps à venir vers lui, trop surement, mais l'adolescence ne permet pas cela, c'est trop tôt !

Il faut avoir compris le sens de la vie pour accéder à ces sentiments particuliers envers nos aïeux. Et puis comprendre la fragilité de la vie c'est aussi ce qui donne envie de profiter de nos parents, grands-parents tant qu'il est temps.

Alors derrière cette porte vitrée elle observe cet être vieillissant, qui devient chétif par moments, elle le voit là assis devant son journal à lire les nouvelles d'un monde auquel il ne comprend plus grand chose.

Elle le trouve beau avec toutes ses marques que le temps lui a laissé, cela lui donne une élégance naturelle et singulière.

Comment va t'elle pouvoir lui dire à nouveau cette semaine que celle qu'il attend avec impatience n'est plus, qu'elle est partie voilà quelques mois déjà.

Que celle qui arrive face à lui n'est pas l'être aimée depuis tant d'années mais qu'elle est sa petite fille.

Comment lui dire qu'il mélange à nouveau les idées et qu'il est temps de se rendre à ce rendez-vous qu'elle a pris pour lui. Ce rendez-vous qui va surement chambouler leurs vies à tous les deux.

Alors elle continue de l'observer encore un peu, juste parce qu'elle n'est pas prête, qu'elle n'a pas encore envie de quitter ces bras si doux qui l'ont si souvent réconfortée et qu'elle ne veut pas que les rôles s'inversent, elle n'en veut pas de cette place d'aidant, qui fera d'elle petit à petit une étrangère.

Pourtant, elle entre, puisqu'il le faut.

Elle va savourer ce chocolat chaud qui est déjà servi, il connaît ses habitudes, et elle va l'aider à se remémorer les souvenirs qui persistent, ceux qui donnent du sens et une histoire à leur famille. Qui sait, peut-être que ces absences sont volontaires, une manière de ne pas admettre que Joséphine est partie avant lui, sans l'attendre une fois de plus !

Ca y est il l'a aperçu, lui fait signe de s'asseoir et lui dit en souriant "Bonjour ma Joséphine, comme tu es resplendissante aujourd'hui".

Margot laisse couler une larme tout en embrassant les joues voluptueuses de son grand-père et lui offre son plus beau sourire, celui qu'il conservera pour toujours en mémoire elle en est sur !



jeudi 11 octobre 2018

37, étoiles filantes




Détails :
Auteur : Jérôme Attal
Nombre de pages : 324
Editions : Robert Laffont
Genre : Historique


Résumé :
Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n'a qu'une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C'est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées." Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d'arriver, mais dans l'autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d'un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. "Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t'attrape, chacal !' "Une comédie tourbillonnante constellée de pensées sur la création et de rencontres avec des femmes espiègles, mystérieuses et modernes.






Mon avis :
Découvrir Paris juste avant la guerre, dans le milieu artistique qui plus est semble un thème original et divertissant. Mettre en scène des personnages historiques de manière romancée et nouvelle est une idée riche car elle attire ainsi le lecteur. La couverture du livre donne aussi à penser que l'insouciance est encore de mise à cette époque.


Les heures sombres de la France n'ont pas encore sonnées et ainsi Jean-Paul Sartre a encore de beaux jours devant lui. Oui, mais si justement la guerre n'est pas déclarée à l'échelle mondiale, il se pourrait qu'elle le soit envers sa personne.


Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Jean-Paul Sartre que tout est permis et lorsque Alberto Giacometti apprend les critiques dont il est la victime, cela va chambouler le quotidien de l'écrivain.


Heureusement pour lui, une femme arrivera et fera diversion bien malgré elle.


J'ai trouvé ce roman un peu compliqué au démarrage le temps de m'habituer aux personnages puisque certains ne sont cités que par leur prénom et donc il m'a fallu repérer plus précisément chacun pour poursuivre facilement la lecture. Une fois imprégnée dans le roman j'ai trouvé plaisir à lire les aventures des héros. Si je me suis parfois un peu perdue c'est de ma très grande faute car ma  maîtrise historique de l'époque d'avant-guerre est moyenne mais l'ensemble est plutôt cohérent et surtout très bien écrit. A l'inverse mes lacunes en histoire ont pu être réparées pour certaines puisque j'ai appris des informations dans ce roman et qu'ensuite ma curiosité fait que j'ai cherché à mieux comprendre comment fonctionnait la société, et notamment le milieu artistique dans les années 30.


J'ai trouvé que Jérôme Attal jouait beaucoup avec la langue française et ce n'est absolument pas pour me déplaire. Il fait aussi la part belle à ce qu'était la France avant les tourments que nous lui connaissons et cela redonne aussi une certaine confiance. Certaines périodes sont plus ou moins occultées en fonction des événements qui ont perturbé la société et finalement Jérôme Attal rend hommage à ceux et celles qui ont fait aussi de la France un pays d'amour, de fête, de débats intellectuels etc.


C'est un bon moment de lecture.


Quelques infos sur l'auteur :




Jérôme Attal est écrivain, mais également parolier, scénariste, acteur, auteur-compositeur-interprète et il tient aussi un journal en ligne depuis 1998.
En 2016 "Les jonquilles de Green Park" reçoivent le prix littéraire La petite cour/L'île aux livres 2016. Et le prix spécial La Griffe Noire / Saint-Maur-en-poche 2016 pour l'ensemble de son œuvre.
 Il est le petit-fils du peintre belge Jacques Collas.
 http://jerome.attal.pagesperso-orange.fr/

mercredi 10 octobre 2018

Elsa, la reine despote !






Détails :
Auteur : Catherine Aliotta - Ewen Blain
Nombre de pages : 40
Editions : Langue au chat / collection : Souris à la vie
Genre : jeunesse


Résumé :
Elsa est belle, grande et intelligente, c'est vraiment la reine de l'école ! Si bien que lorsqu'elle décide d'ennuyer quelqu'un, tout le monde la suit… 
Dans ce titre, qui évoque le harcèlement, une petite souris maligne va conscientiser puis aider la petite harceleuse à gérer son mal-être pour retrouver l'harmonie et la joie de vivre avec les autres.Dans ce titre, qui évoque le harcèlement, une petite souris maligne va conscientiser puis aider la petite harceleuse à gérer son mal-être pour retrouver l'harmonie et la joie de vivre avec les autres.
Cette collection allie en subtilité un récit et une méthodologie pour résoudre les petits stress des enfants dès 5 ans. Des histoires pour aider à prendre confiance en soi et à aller à "la grande école" le cœur léger, pour appréhender les relations sociales et apprendre à gérer ses émotions afin de résoudre les conflits.
Des conseils pratiques expliqués et illustrés pas à pas par la sophrologue et pédagogue Catherine Aliotta : "La sophrologie est un ensemble de méthodes psychocorporelles qui visent au mieux-être. Elles associent la respiration, la décontraction musculaire et la visualisation d'images positives".








Mon avis :


Nouvelle proposition pour les enfants, la collection "Souris à la vie" .
L'idée est de proposer aux enfants mais aussi à leurs parents des outils complémentaires à ce qu'on peut trouver déjà pour apprivoiser certaines émotions, mettre des mots sur des situations vécues, donner des idées pour mieux gérer ces sentiments mal maîtrisés parfois.

Catherine Aliotta commence l'ouvrage par une histoire. Ici il est question d'une petite fille, Elsa, qui a envie de "régner" sur la cour d'école et qui fera tout pour y arriver, quite à faire du mal autour d'elle. Elle n'en a pas tellement conscience finalement mais elle sème un peu la terreur.


L'originalité de ce livre réside dans la gestion de cette émotion. Rarement nous avons des ouvrages avec la mise en avant du "coupable".


Or, il est important aussi de faire comprendre que ce que fait Elsa n'est pas bien mais qu'elle a surement une raison intrinsèque qui fait qu'elle agit de la sorte. Les enfants ont du mal à exprimer correctement ce qui se passe dans leur esprit alors il faut prendre le temps de les comprendre.


Dans ce livre, il y a une réelle volonté d'Elsa de changer lorsqu'elle rencontre la petite souris qui va lui apporter une aide précieuse. Si on passait par de la sophrologie pour arriver à poser des mots sur les maux ?


Catherine Aliotta donne ainsi quelques idées d'exercices à proposer aux enfants :

Cette méthode douce permet aux enfants d'apprendre à dire et de ne plus rester seuls avec leurs pensées.

J'ai trouvé l'ouvrage très bien fait. Il est clair, l'histoire va droit au but, les exercices sont faciles et peuvent se refaire à l'infini. Il y a une jolie leçon de vie à retenir aussi et cette petite souris est tout à fait charmante.

Je suis ravie d'avoir découvert cette collection et j'ai envie de découvrir aussi l'autre titre paru :


Quelques infos sur l'auteure et l'illustrateur :


Catherine ALIOTTA est une auteure et pédagogue française spécialisée dans le domaine de la sophrologie. Fondatrice et directrice de l'Institut de formation à la sophrologie. Elle a à son actif de nombreux manuels pratiques en sophrologie destinés au grand public et aux professionnels. Elle donne de nombreuses conférences et apparait régulièrement en tant qu'experte dans les plus grands médias français. Paris

 L'illustrateur : Ewen Blain est né à Orléans en 1981. Nourri aux bandes dessinées dès son plus jeune âge par son père passionné, il se dit que devenir un jour dessinateur serait une belle idée.  Le voici aujourd’hui illustrateur de romans, albums, jeux, et autres documentaires pour les enfants, il dessine (presque) tous les jours et cela le rend heureux.

mardi 9 octobre 2018

Trois fois la fin du monde




Détails :
Auteur : Sophie Divry
Nombre de pages : 240
Editions : Notabilia / Noir sur Blanc
Genre : Contemporain


Résumé :
Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison. Gardes et détenus rivalisent de brutalité, le jeune homme doit courber la tête et s’adapter. Il voudrait que ce cauchemar s’arrête. Une explosion nucléaire lui permet d’échapper à cet enfer. Joseph se cache dans la zone interdite. Poussé par un désir de solitude absolue, il s’installe dans une ferme désertée. Là, le temps s’arrête, il se construit une nouvelle vie avec un mouton et un chat, au cœur d’une nature qui le fascine.

Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu'à la folie dans son îlot mental. L’écriture d’une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.






Mon avis :

Joseph Kamal, notre héros, est un homme dont on va suivre la vie à partir du moment où il va arriver en prison. Il a participé avec son frère à un braquage qui a mal tourné. Ce n'était pas sa nature, il n'a pas le sang pour ça alors la moindre erreur lui a été fatale.


L'univers carcéral est un monde sans pitié et Sophie Divry le décrit d'une telle manière qu'on ressent les émotions de Joseph en même temps que lui. Ca peut bousculer et impressionner en fait.


La première partie est donc plutôt très sombre et j'avais un peu peur que cela reste sur le même schéma tout au long du livre. Ne connaissant pas l'auteur je n'avais pas de quoi comparer alors j'espérais que la lumière arriverait quand même car Joseph malgré son erreur ne méritait pas ce qui lui est arrivé.


Mais lorsque je démarre la deuxième partie je sais qu'elle n'a rien à voir avec le début. Et d'ailleurs à aucun moment dans le début du livre je n'ai eu envie d'arrêter ma lecture alors que la noirceur est très présente et à certains moments cela aurait pu me faire abandonner.


La deuxième partie nous emmène vraiment dans un autre état d'esprit, la reconstruction est très présente. Les sentiments vont être exacerbés par la solitude de Joseph et vont l'amener à se retrancher vers son âme. Il va traverser une remise en question totale et devra y faire face seul ! Comment va t'il sortir de cette torpeur qui peut prendre plusieurs formes, plusieurs aspects selon ceux qui vont le rejoindre, ceux qu'il cherchera, ce qu'il imagine aussi de l'autre côté de son monde...


C'est vrai que ce roman pourrait s'apparenter à une histoire de Robinson Crusoé. La langue est très poétique et j'ai imaginé très facilement les paysages décrits, les sensations selon les saisons, lorsque Joseph s'installe sur son fauteuil devant la maison avec le soleil qui le réchauffe...le temps glacial en hiver. Sincèrement c'est un ouvrage que je qualifierai de "livre à sensation".


J'ai aimé découvrir cette plume car elle m'a emmené dans un univers unique et que j'ai pu créer à ma façon avec les mots utilisés. La trame de début aurait pu ne pas me plaire mais j'avais vu de bons avis et lorsque j'ai vu qu'il était dans la sélection pour le Prix Landerneau 2018 j'étais ravie, c'était la bonne occasion de découvrir !


A tenter si vous aimez les univers où votre esprit devra s'ouvrir à ce qui semble irréel.

C'est une lecture vraiment dépaysante qui amène aussi la réflexion sur notre devenir, sur notre condition d'humain. Que faisons-nous là ? Est-on capable de s'en sortir seul ? Quel but poursuivons-nous ?

Une très belle lecture en cette rentrée littéraire !


Quelques infos sur l'auteur :



Sophie Divry est une écrivaine française.
 Après des études de Lettres, elle travaille comme journaliste, entre 2004 et 2010, au mensuel "La Décroissance".
 Après "La Cote 400" (2010), traduit en cinq langues (dont en anglais sous le titre "The Library of Unrequited Love") et "Journal d'un recommencement" (2013), "La condition pavillonnaire" (2014), son troisième roman, est finaliste pour le prix du Monde et a reçu la mention spéciale du Prix Wepler 2014.
 En 2015, elle publie son quatrième roman, "Quand le diable sortit de la salle de bain", puis signe son premier essai avec "Rouvrir le roman" en 2017.
 Elle est de retour lors de la rentrée littéraire 2018, avec un récit de fin du monde et de survie, une robinsonnade contemporaine sous le titre "Trois fois la fin du monde".
 Sophie Divry vit à Lyon.
Source : leseditionsnoirsurblanc.fr



lundi 8 octobre 2018

Atelier écriture 5 - C'était bien !


Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Depuis l'année dernière je lis régulièrement les productions, les images me donnent envie, les débuts de texte s'écrivent et puis au final je bazarde, timidité, sentiment de ne pas être faite pour ça, etc...

Et puis, arrive septembre et sa rentrée et les bonnes résolutions qui vont avec...alors ça y est je me lance.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire :


© Jon Tyson



C'était bien !

5h30... pas besoin de réveil ce matin, le stress me réveille à chaque fois qu'un événement se profile.
Trop de pression avec ces foutues migraines, elles arrivent quand j'en ai le moins envie. Alors forcément je guette le moindre signe annonciateur de mauvaise nouvelle.
Tellement facile de me dire "ne pense pas à ça" que l'effet inverse se produit sur mon cerveau et il se met en mode obsession.

Mais l'obsession amène avec elle l'adrénaline du moment que j'ai choisi de vivre.
Et ce samedi, il n'est pas question que je loupe un événement organisé depuis quelques mois.

Alors telle la danseuse, j'enfile mes chaussons et je tente quelques pas !

Musique à fond et je sors ma cape de clown pour réveiller ma fille endormie (promis demain pas de réveil à l'aube)...ne plus penser au moindre mot / état / pensée négatif et se laisser envahir par le rythme de cette musique qui mettrais même le chat le plus endormi du monde en mode "je pète le feu".

Et c'est parti pour une journée bien remplie mais tellement enrichissante j'en suis convaincue.

En fait, pour être honnête, je ne sais à quoi m'attendre vraiment car je connais très peu celles avec qui je vais faire cette virée littéraire et inversement alors on ne sait pas si la mayonnaise prendra...

Puis, rien ne m'avait prédit que je rigolerai autant dans la journée, aucun rêve prémonitoire ne m'avait indiqué que je passerai un si bon moment. Pourtant je l'ai parfois le feeling sur le futur.

Et je me suis rappelé ce en quoi je crois le plus : 



"Personne ne croise notre chemin par hasard.
Et nous n’entrons pas dans la vie de quelqu’un sans raison. ».

Alors rien ne pouvait m'arriver de mauvais… ou si peu  !




Est-ce que ce n'est pas aussi les courbatures dans le ventre tellement j'ai ri qui font que ce salon du livre restera un excellent souvenir avec l'envie très forte de réitérer l'expérience ?

Se rendre compte que ce milieu m'aimante de plus en plus, que l'osmose ressentie donne une légèreté d'esprit et d'action, que tout est possible ! Virevolter entre les espaces, échanger, discuter, partager, rire, comprendre, entendre, se passionner, autant d'actions menées avec envie et bienveillance.


Retrouver mon insouciance d'enfant et ne plus me laisser guider par mes démons, juste regarder autour de moi, inspirer et expirer tranquillement et ouvrir mon esprit, emmagasiner l'essence même de l'humanité...je crois que j'ai la clé pour explorer ce monde merveilleux, me reste juste à trouver un déclic magistral pour mettre en scène, peut-être qu'un pas chassé suffirait d'ailleurs ?! 

Peut-être que c'est ça la vérité, se laisser porter par ce que la vie t'offre et t'envoler telle une hirondelle, les ailes déployées, le cœur léger, le cerveau dans les airs ?

A bon entendeur, salut !

Violaine