lundi 24 juillet 2017

Nos 14 novembre





Détails :

Auteur : Aurélie Silvestre
Nombre de pages : 276
Editions : JC Lattès
Genre : Contemporain


Résumé :
« C’était un vendredi, la vie était belle ». Le cauchemar est arrivé un soir de novembre sans crier gare et la vie d’Aurélie ne sera plus jamais comme avant. Matthieu avait prévu de rentrer tôt après le concert d’Eagles of Death Metal. A 21h46, il lui envoie son dernier texto : « ça, c’est du rock ». Quelques secondes plus tard, les terroristes entrent au Bataclan et font basculer des dizaines de familles dans l’horreur. Matthieu ne reviendra pas. Aurélie, au moment du drame, est mère de leur fils de trois ans et enceinte de cinq mois. Entre deuil et naissance, le livre raconte, d’un automne sanglant à un printemps layette, le combat invisible et émouvant d’une jeune femme qui ne veut pas renoncer à l’énergie, à la joie et au bonheur. Comment préparer une naissance lorsque l’on pleure le père de l’enfant à venir ? Comment rebondir quand tout vous assigne au statut décourageant de victime ? En partant de photos qui disent la quotidienneté de l’absence et la puissance de la vie qui s’accroche, elle témoigne de ce que fut une histoire d’amour assassinée et de ce que sera sa famille, amputée mais debout. Quand la vraie vie ressemble à une tragédie où la mort et la vie se livrent un combat féroce.



Mon avis :
Ce livre je l'ai lu à retardement...janvier ou février 2017 ! Lorsque les événements du 13 novembre sont arrivés, impossible de croire que c'est possible ! On vit dans un pays libre et chaque humain apporte sa richesse aux autres non ?

Pourtant certains en ont décidé autrement !

Mais c'est sans compter sur ce qui nous anime tous, la soif de vivre, de liberté, d'amour !

Aurélie Silvestre porte la vie et pourtant en ce 13 novembre, l'envie de plonger vers le néant a surement dû la tenter. Comment survivre à son conjoint qui vient de tomber sous les balles et qui plus est, est le père de ses enfants ?!

Une grossesse c'est un événement unique, magique et qui doit laisser de bons souvenirs alors imaginer que le pire est à vivre et qu'en plus il n'y aucun espoir d'un retour de l'être aimé, c'est franchement une épreuve colossale qui attend Aurélie Silvestre.

Malgré l'horizon sombre, elle arrivera pourtant à garder en tête une phrase qui résonne encore longtemps après avoir lu son livre "La seule chose que l'on puisse faire c'est s'aimer plus fort".

Elle a raison !

Cette phrase s'applique à n'importe quel décès, l'amour doit toujours sortir vainqueur même quand tout paraît noir. C'est l'amour qui sauve l'Humain, à chaque fois. Au début on ne le voit pas ou plus...mais quelque part il reste cette flamme qui vit en nous, Aurélie l'a même sentie grandir cette petite vie qui s'immisçait dans la sienne pour lui rappeler que malgré l'absence il restera le fruit de leur Amour...les enfants !

Je retiens de ce livre un grand message d'espoir, d'optimisme et de renouveau ! Il ne peut rester que ces valeurs humaines de ce livre...le reste doit être oublié.

mardi 18 juillet 2017

La sonate oubliée




Détails :

Auteur : Christiana Moreau
Nombre de pages : 256
Editions : Préludes
Genre : Contemporain


Résumé :
Deux jeunes filles réunies à travers les siècles.
Deux cœurs passionnés de musique de liberté.
Une ville, Venise, jadis et aujourd’hui.
À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la petite ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante.
Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et... une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi.
Elle plonge alors dans le destin d’Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel « le prêtre roux », Antonio Vivaldi, enseignait la musique à ces âmes dévouées.



Mon avis :

J'ai lu ce livre dans le cadre des 68 premières fois et c'est une jolie découverte.

L'auteure nous fait découvrir un univers musical plutôt méconnu pour ma part, le violoncelle. Elle m'a aussi entraînée dans deux époques, celle du 18ème siècle et celle plus contemporaine.

Nous faisons connaissance avec Lionella qui vit littéralement pour la musique. Elle est remplie de doute quant à sa participation pour un concours. Trouvera t'elle cette musique unique, qui permettra d'être remarquée par le jury ?

Vous le saurez en lisant ce livre.

Ce livre est comme une jolie mélodie. Il se lit tranquillement et au fur et à mesure s'impose en vous en même temps une musique classique. C'est un livre qui est reposant et plein de bienveillance. Sur fond d'Histoire, nous partons en Italie où le destin d'Ada nous est conté et avec elle l'auteure fait revivre Vivaldi.

Et en parallèle, Lionella nous fait vivre sa passion à notre époque. Jusqu'au jour où son meilleur ami lui offrira un bien plus précieux qu'il n'y paraît. Il lui ouvrira les portes d'un monde qu'elle n'imaginait pas.

Il n'est pas question du tout de suspens et de frissons de terreur mais bien de jolis sentiments et de belles rencontres.

Je suis ravie d'avoir découvert ce roman car il est vraiment très beau, très doux et tout au long de ma lecture j'ai aussi regretté de ne pas connaître plus l'univers de la musique classique. Cet ouvrage m'a aussi confortée dans l'envie de découvrir l'Italie.

Je vous le conseille !


Quelques infos sur l'auteur



Christiana Moreau est une artiste peintre, sculptrice et écrivain.

Après un recueil de poésie, "Poesimage" (2014), "La Sonate oubliée" (2017) est son premier roman.

Elle vit à Seraing, dans la province de Liège.














mardi 11 juillet 2017

Chanson douce




Détails :

Auteur : Leïla Slimani
Nombre de pages : 227
Editions : Gallimard
Genre : Contemporain


Résumé :
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.



Mon avis :
J'ai lu ce livre en janvier 2017. Voilà je me confesse enfin !
Mon avis est un parmi tant d'autres puisque ce roman a obtenu le Graal des prix littéraires 2016 : le Goncourt !

Alors à la limite, mon avis ou pas mon avis ça n'aurait rien changé ;) ou encore comme dirait ma fille "si j'ai pas envie, j'ai pas envie"...

Mais quand même, il faut que je vous dise : ce livre fait peur aux mamans et surement aussi aux papas mais là je ne peux pas parler pour eux !

Ce roman fait peur parce qu'il met en scène ce que chaque parent cache dans un coin de sa tête quand il part en laissant son enfant, avec entre autres et pas forcément dans l'ordre :
* la culpabilité
* la peur
* l'angoisse

Les chapitres sont courts alors le rythme est intense et il embarque au passage toutes nos certitudes et de là naît ce doute : ai-je choisi la bonne personne pour s'occuper de mon enfant ?

Commencer le récit en donnant tout de suite l'issue (qu'on imagine déjà en lisant la 4ème de couverture) c'est osé ! Le lecteur pourrait s'arrêter là et se dire qu'il a tout lu et qu'il n'y a pas d'originalité dans le texte.

Il n'en est rien car l'émotion est tout de suite présente mais ensuite on "relâche" un peu pour passer aux faits et comprendre comment c'est arrivé.

J'ai aimé le travail sur la psychologie des personnages et sur les sujets évoqués par Leïla Slimani. Il est notamment question du retour au travail d'une femme après avoir passé du temps à élever ses enfants. C'est un phénomène de société qui évolue et se modifie pour permettre aux femmes de pouvoir aussi faire carrière mais dans les foyers, comment ça se passe réellement, quel est le poids de la "culpabilité" au moment de revenir au travail et devoir laisser le ou les enfants en garde ?

L'attachement à cette personne extérieure à la famille est aussi un sujet profondément abordé. Il ne s'agit pas de devoir choisir un employé pour une entreprise "classique", il s'agit de mettre en présence des sentiments plus ou moins forts, plus ou moins sincères. Il existe un contrat entre la famille et cette personne mais est-il plus moral ? financier ?

C'est une lecture qui marque énormément et qui laisse les discussions ouvertes. Les mots sont restés et surtout les émotions sont présentes même quelques mois après ma lecture.

A l'heure où les faits divers sont nombreux et touchent beaucoup les enfants, ce livre est percutant et met le doigt sur un rouage qu'on estime mal, jusqu'où vont les limites de l'Humain ?

Quelques infos sur l'auteur




En 2014, elle publie son premier roman aux éditions Gallimard Dans le jardin de l'ogre. Le sujet (l'addiction sexuelle féminine) et l'écriture sont remarqués par la critique et l'ouvrage est sélectionné dans les cinq finalistes pour le prix de Flore 2014.
Son deuxième roman, Chanson douce, obtient le prix Goncourt 2016.

jeudi 6 juillet 2017

Ostende 21








Détails :

Auteur : Arthur Loustalot
Nombre de pages : 208
Editions : Les Escales
Genre : Contemporain


Résumé :
Adèle et Joseph ont vingt-sept ans. Ce sont de beaux enfants. Peut-être les plus beaux du monde. Amoureux fous. Une virée en Belgique leur fait découvrir Ostende. Sur la plage, face à eux, se dresse une architecture raide et grise, soviétique : le Kursaal. Le casino de la ville est l'un des plus grands d'Europe.
Adèle et Joseph entrent et jouent, perdent, gagnent, s'abandonnent à ce monde hors de tout. Ils reviendront, c'est une promesse. Un temps, le jeu sublime leur histoire. Très vite, la réalité est amère, insuffisante. Le quotidien à Paris les accable. Ils s'ennuient, se disputent, se déchirent. Il n'y a que le casino qui les rassemble et les transporte. Protégés du monde extérieur, c'est dans les cris électriques des machines et cet instant suspendu où les cartes se révèlent et se posent que la passion exulte... Alors le piège se referme.



Mon avis :
J'avais envie de découvrir ce livre car la couverture était intrigante, un couple soudé, une voiture, un titre qui n'évoque pas forcément grand chose et deux prénoms... Hâte d'en savoir plus.

Adèle et Joseph, nos héros, forment un couple fusionnel, rempli de passion et on imagine donc que l'histoire sera forte en rebondissements et sentiments extrêmes à tout va.

J'ai trouvé deux thèmes particulièrement présents dans cet ouvrage : l'amour entre Adèle et Joseph et le jeu.

Les deux thèmes mélangés font un roman "huis clos". Rien ni personne (quasiment) ne peut intervenir dans ce duo. Ce qu'ils vont découvrir grâce au casino aura un impact irréversible dans leur couple. Chacun va aller dans sa direction et au milieu de tout ça, revenir à la routine et à la vie "normale" sera comme une montagne à gravir. Le couple aura t'il la force de résister à cette période tumultueuse ?

L'auteur décrypte les rouages de ce cercle vicieux dont tout le monde pense sortir facilement alors qu'il n'en est rien. Je pense que Arthur Loustalot aurait pu aller plus loin encore dans le vice car les personnages en étaient capables.

Je n'ai pas été happée par ce livre comme je le pensais en lisant le résumé, je m'attendais vraiment à ce que l'histoire entre les deux héros soit prépondérante. Or, (et ce n'est pas inintéressant), j'ai découvert bien plus sur le casino que sur les sentiments.

Ceci tient surement au fait que la narration soit guidée par le croupier du casino qui a vu et revu Adèle et Joseph, jour après jour. Il imagine en fait la vie de ce couple d'après ce qu'il discerne de leurs paroles, de leurs gestes.

La fin m'a laissée hésitante. Je suis incapable de dire que je n'ai pas aimé car le style, l'écriture et le rythme m'ont plu mais incapable aussi de dire que j'ai aimé car le fait que le narrateur soit extérieur m'a laissée un peu sur le bord du chemin.

Lecture en demi-teinte pour moi et je serai curieuse d'avoir d'autres avis pour affiner mon opinion donc n'hésitez pas à me le faire savoir si vous l'avez lu !



mercredi 5 juillet 2017

Les aérochats, tome 1




Détails :

Auteur : Bixley Donovan
Nombre de pages : 128
Editions : Slalom
Genre : Jeunesse


Résumé :
Europe, 1916. La terrible meute des CLEBs avance sur Paris alors qu’une nouvelle dramatique tombe au QG des CATs : le major Tom, le plus célèbre pilote de tout le royaume des chats, a disparu en territoire ennemi.
Félix Belair, n’écoutant que son courage, se propose pour accomplir la mission la plus périlleuse de sa jeune carrière en allant chercher le malheureux major Tom, au risque de retomber nez à nez avec le Setter rouge, son ennemi juré.
Aidé par tous les membres des CATs et sous les ordres du commandant Katerina Mimine, le jeune pilote va se révéler à la hauteur de la mémoire de son père, un valeureux membre des CATs.



Mon avis :

Les Aérochats c'est une bande de chats prêts à tout pour sauver le Royaume des chats. Mais en face d'eux une terrible bande adverse : les Cleb's.

Le début du livre est important car il nous présente les personnages et leur caractéristique principale ce qui permet de pouvoir y revenir facilement si besoin.

Les Cats vont devoir user de stratèges plus malicieux les uns que les autres pour partir sauver le major TOM, la star des Cats.

Entre péripéties, rebondissements et autres clichés qui vous feront automatiquement des rappels sur notre propre Histoire entre Première et Seconde guerres mondiales, vous pouvez être sur que votre enfant et vous allez passer un super moment. Les dessins sont justes magnifiques et le récit se tient à la virgule près !

Une lecture idéale pour un enfant à partir de 8 ans et plus mais aussi avant avec l'aide d'un adulte ou d'un ado.

Chaque chat a son caractère et les enfants ne pourront s'empêcher de s'attacher aux deux petites sœurs de la célèbre mécanicienne de l'équipe !

A la fin, personne n'échappera à l'envie de chanter ce refrain "Tout le monde veut devenir un Cat", l'envie de sauver la France s'imposera à vous (oups pardon je m'égare). L'ensemble donne envie de poursuivre la lecture de cette série (le prochain tome sort en Novembre).
Les éditions Slalom ont un atout fabuleux avec cet auteur et cette série, les enfants apprendront en même temps un peu de ce patrimoine qui façonne notre pays car les comparaisons sont nombreuses et sont ludiques pour tout le monde et l'auteur n'a pas oublié d'y ajouter de l'humour. Le livre est complété par des dessins superbes qui transmettent à merveille l'ambiance présente entre les Cats et les Clebs. Mais attention, il est aussi question de sujets importants qui amènent des discussions avec les lecteurs : la tolérance, le respect de chacun, des valeurs...

Nous avons donc un savant mélange réussi qui donne un résultat dynamique et enrichissant.

Je vous laisse la surprise de savoir ce qu'il advient du major TOM, ses moustaches auront-elles une odeur de cramé ????


Quelques infos sur l'auteur



Auteur et illustrateur de la série Les Aérochats, Donovan Bixley a illustré plus de 90 ouvrages parus dans 27 pays. Il a reçu de nombreux prix récompensant sa déjà longue carrière. Il est le co-auteur, entre autres, des séries Dinosaur Rescue et Dragon Knight (Scholastic) qui ont montré un très grand succès.

lundi 3 juillet 2017

La Ferme des Miller




Détails :

Auteur : Anna Quindlen
Nombre de pages : 316
Editions : Le Cercle Belfond
Genre : Contemporain


Résumé :
Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s'éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d'éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable. Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés...
La guerre du Vietnam qui laisse Tommy à jamais meurtri, la maladie qui frappe Bud, les drames passés de la tante Ruth... et cet impensable projet du gouvernement de transformer leur vallée en barrage. Ce monde que Mimi aime tant disparaîtrait englouti sous les eaux ? Qui désormais pour sauver la ferme et ses habitants ?
Alors qu'elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d'enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix.



Mon avis :
J'ai découvert ce livre dans le cadre du Cercle Belfond. On lit le livre et lors d'un week-end on en discute sur l'événement dédié sur Facebook pour confronter nos avis.


Le résumé m'interpellait car il était question d'une histoire familiale, américaine dans les années 60 et surtout du destin d'une petite fille "Mimi".


J'ai découvert une famille aimante et plus soudée qu'il n'en paraît. Chacun des membres mène sa vie et j'ai eu la sensation que le lien entre eux était Mimi. C'est une petite fille puis jeune fille attachante, courageuse et intelligente. Elle sent que certains secrets ne demandent qu'à être révélés mais elle attend tranquillement que le moment soit venu.


Ce roman est une jolie fresque familiale sans rebondissements important mais avec malgré tout l'envie de lire et suivre Mimi jusqu'à la fin de l'ouvrage.


J'ai aussi apprécié le fait que le roman donne à réfléchir sur la vie de famille, sur ce que chacun en fait, sur les relations entre chaque membre, leurs évolutions et au-delà de la famille il est aussi question d'environnement. Le gouvernement veut que la vallée soit transformée en barrage...c'est sans compter sur la persévérance de Mimi pour comprendre les rouages et nous éclairer en même temps sur un sujet important de cette fin de XXème siècle.


Le récit n'est pas surprenant mais il se laisse porter par la voix de la narratrice, Mimi, et finalement on se laisse prendre au jeu. Elle met en avant un peu sa féminité et pour l'époque c'était certainement ambitieux. Elle reste le personnage que j'ai le plus aimé avec sa tante car elle est énigmatique et apporte une touche de rébellion plus directe à l'histoire et depuis le début du roman, on suppose des secrets mais le doute sera entretenu jusqu'aux derniers instants. Je n'ai pas ressenti la même aura ou le même charisme pour la mère de Mimi qui pourtant est aussi une femme courageuse.


Ce que j'ai le plus aimé est la démonstration avec une force tranquille de l'amour de Mimi pour SA terre. Elle est combative et on ressent cette puissance dans le livre. Ce livre peut d'ailleurs nous titiller sur certains points comme l'attachement à nos racines, sur nos choix de vie...mais c'est toujours fait de manière délicate.


L'auteur a su captiver l'attention sur cette famille sans que nous trouvions le temps long et sans avoir non plus l'impression d'avoir raté quelque chose, pourtant la période traitée est longue (environ 50 ans).


Je pense qu'on peut qualifier ce roman de "roman fleuve" par sa douceur, sa finesse et par l'écriture simple mais efficace. C'est une histoire que j'ai apprécié !






Quelques infos sur l'auteur


Anna Quindlen est l’auteur de cinq best-sellers, dont quatre sont aujourd’hui traduits en français : Contre Coeur, Noir comme l’Amour, L’Enfant sourira peut-être et Tous sans exception. Elle a également écrit des essais tels que Petit Précis du bonheur. Journaliste célèbre, elle a signé dans le New York Times une série de chroniques qui lui ont valu le prix Pulitzer en 1992, ainsi qu’une autre série pour Newsweek, de 2000 à 2009.
(source Le livre de poche)

jeudi 29 juin 2017

Mon ciel et ma terre






Détails :

Auteur : Aure Atika
Nombre de pages : 208
Editions : Fayard
Genre : Contemporain / Témoignage


Résumé :
« J’ai aimé ma mère, follement. Je l’ai cajolée, protégée. Je lui chantais des comptines de couleur, bleue, ou rose selon l’humeur, pour la rassurer. Je l’épaulais lors de ses chagrins d’amour, j’assistais, déboussolée, à ses crises de manque. J’étais parfois la mère de ma mère… Pourtant, je l’admirais plus que quiconque, je ne l’aurais à aucun moment échangé contre une autre. Maman, elle n’avait pas peur de se bagarrer avec ses pieds et ses mains, ni de claquer la porte aux nez de ses amants. Maman, elle partait en pleine nuit faire la fête, elle m’emmenait dans des dîners de grands en plein Saint-Germain des Prés, à la Coupole ou au Flore, alors que nous vivions dans de petits appartements faits de bric et de broc. Ma mère était bohème. Elle était mon ciel et ma terre. Elle était mon Ode. Tout un poème. » 



Mon avis :
Nous y voilà !
Ecrire mon avis sur ce livre ne s'est pas fait en un jour...j'y pense, et j'y repense et sans cesse je modifie les mots pour trouver ceux qui seront les plus justes.


Mais l'envie de partager ce livre avec vous reste omniprésente alors on y va !

J'ai lu ce livre dans le cadre des 68 premières fois (découvrir les premiers romans des rentrées de janvier et septembre). Je "connaissais" Aure Atika par le biais de ses films mais je ne savais rien ou très peu de choses sur elle. J'aime beaucoup son jeu d'actrice mais allais-je aimer sa plume d'écrivain ?


Lorsqu'un acteur s'essaie à l'écriture j'ai toujours un peu de méfiance. Non pas que l'humain ne soit pas doué pour plusieurs choses mais plutôt par peur de lire un ouvrage totalement narcissique qui au final ne soit porteur de richesse particulière...

Je trouve qu'elle transmet par son regard une profondeur qui donne envie d'y plonger...ce ressenti je peux l'écrire depuis que je l'ai rencontrée au salon du livre à Vannes et où j'ai pu l'observer aussi avec d'autres personnes en attendant mon tour et ensuite en discutant un peu avec elle. C'est une personne charmante et pétillante.

En regardant la couverture, j'avais la sensation que la femme présente qui tient son enfant sur ses épaules, nous disait "gare à celui ou celle qui touchera à cet enfant". Et ce petit visage enfantin est tellement prometteur.

Ce livre proposé par Aure Atika est tout sauf ça...il est empreint de sensibilité, de hargne et de courage aussi. J'ai ressenti tout au long de ma lecture comme un soulagement pour l'auteure de pouvoir poser des mots sur des moments-clés de sa vie. Ce n'est pas écrit comme un "défouloir" mais bien plutôt comme une transmission de vies. La narration se fait tour à tour par une écriture presque d'enfant et puis la femme adulte vient poser un regard avec le recul nécessaire pour avoir su apprendre de cette vie avec sa maman.

Je trouve ça formidable d'avoir pu écrire sur une relation tellement compliquée qu'est la relation mère-fille. Les mots utilisés ne sont pas là pour juger ni refaire un passé, ils sont posés parce que la vie était comme ça. Le fait que l'on ressente aussi la distance mise entre l'enfant et la femme adulte permet de s'approprier un peu plus Ode, cette mère qui peut tout et son contraire.


Cette relation est singulière car rien n'est acquis ni formaté...la vie va et vient. La maman devient l'enfant et inversement. Les folles nuits parisiennes succèdent aux folles nuits tourmentées par le manque. La fusion de certains jours laisse place à l'indifférence sans formalisme, sans que cela porte préjudice à ces sentiments profondément ancrés en elle.

J'ai retenu ce passage comme un passage marquant et qui justifie ce besoin d'écrire : « Aujourd'hui, tout de suite, j'en ai besoin. J'ai besoin de savoir que je viens de là et que ce chaos, ces imprévus, ces éclats sont toujours possibles. J'ai besoin de la faire vivre. Sans cela, je ne peux pas survivre ni continuer".

J'ai été véritablement touchée, émue par cet ouvrage...il est aussi un signe que l'écriture c'est la vie !


Quelques infos sur l'auteur



Aure Atika est comédienne, scénariste et réalisatrice. Elle oscille entre films d’auteur (Jacques Audiard, Abdellatif Kechiche, ou Stéphane Brizé) et productions grand public (La Vérité si je mens, ou OSS 117). Mon ciel et ma terre est son premier roman.